Pluralisme de la presse en danger

Pluralisme de la presse en danger

On aimerait ne pas avoir à s’inquiéter. On souhaiterait se rassurer en se disant que les menaces de concentration de la presse dans les mains de quelques amis du Président ne sont que des rumeurs distillées par une opposition malveillante.

On aimerait ne pas avoir à s’inquiéter, mais justement, c’est la réalité qui nous y force.

La nouvelle majorité élue, on apprend que Bernard Arnault, PDG de LVMH veut racheter les Echos.

Vous me direz où est le problème ? c’est simple si M. Arnault est l’acquéreur du groupe les Echos il sera à lui seul le patron de toute la presse économique française : Les Echos, le mensuel Enjeux, les lettres professionnelles, la Tribune

Là vous vous dites que ce n’est pas terrible, mais qu’après tout, il ne faut pas voir le mal partout…

Et si je vous dit que Bernard Arnault était aussi le témoin de mariage d’un certain Nicolas Sarkozy ? Décidément il y a comme une prise en main générale des médias : Bolloré, Bouygues, Lagardère, Dassaut, Arnault sans compter les amis nommés dans les chaînes de service public… N’importe quel citoyen doit trouver le panorama alarmant.

Dans ce contexte un peu particulier, il n’est pas possible de ne pas évoquer la suppression impromptue de l’émission Arrêts sur images