Multimobility arrive sur Sénart !

Cette application va permettre dans un 1er temps de disposer de l’information sur le stationnement et très vite de croiser les informations en temps réel sur les bus et les RER. Ce nouveau service est le fait d’une start- up née en Seine et Marne.
Depuis 4 ans je les ai encouragés et accompagnés partout pour démarcher les pouvoirs publics et se faire connaître de tous les acteurs de la mobilité.
En France l’innovation est saluée partout mais il est redoutablement compliqué d’obtenir ses premières références. On aime l’innovation quand elle est produite par de grands groupes qui sécurisent. On aime le made in France surtout dans les discours.
Au XXème siècle la France a été championne du monde des parcmètres que nous avons exporté sur l’ensemble de la planète. Avec Parking Map c’est la technologie numérique qui prend le relais en offrant de nouveaux services.
À termes ce sont des milliers d’emplois. C’est pour cela qu’il était si important pour moi de leur permettre de trouver les moyens d’avancer, de prouver leur savoir faire et ensuite de conquérir de nouvelles collectivités.
Un jour on se rappellera que c’est à Sénart que tout ou presque a commencé….

 


Multimodality, l’application pour se garer plus… par leparisien

L’article complet du Parisien 77 est disponible ici.

Hausse du pass Navigo, quelques commentaires…

Comme vous le savez, je suis l’auteur de l’amendement qui a permis de concrétiser à l’Assemblée le pass Navigo à tarif unique. La droite s’y est toujours opposée. Plus proche du modèle britannique que du modèle français, l’ex UMP a toujours souhaité rapprocher le prix des transports de leur coût réel et donc faire payer à l’usager la charge de sa mobilité.

Pressentant cependant l’impopularité de cette approche, Valérie Pécresse avait déclaré à la veille du second tour des élections régionales « Moi Présidente, je maintiendrai le pass Navigo à 70€ car je ne jouerai pas avec le pouvoir d’achat des Franciliens ».

A peine 6 mois plus tard, elle annonce le 20 juin une hausse de 15€ ! Finalement cette hausse a été ramenée à 3€. Or, l’Etat a doté la région des ressources fiscales nouvelles qui couvrent au-delà du surcoût présenté par Valérie Pécresse. Cela signifie que même l’augmentation de 3€ n’était pas indispensable.

A la région comme dans notre département, la droite fait ses choix. Ils sont chaque fois identiques : la mobilité des Franciliens est sacrifiée. A la région, volonté de revenir sur le tarif unique à 70€ ; au département, fin de la gratuité des transports scolaires. Chaque fois la conséquence est la même pour les familles et les salariés, c’est-à-dire moins de pouvoir d’achat.

J’entends souvent dire que les clivages politiques ont perdu de leur sens, que toutes les politiques se ressemblent, plus encore au niveau des collectivités locales. A l’aune des politiques de transport, je laisse chacun(e) juge de cette appréciation.

Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart retenu dans le cadre du programme « Ville de demain

Communication d’Olivier Faure à l’occasion de la sélection de Grand-Paris Sud-Essonne-Sénart pour le programme « Ville de demain » :

Notre territoire est une nouvelle fois distingué pour son ambition en termes d’excellence environnementale et d’innovation urbaine.

Dans le cadre de la démarche EcoCité, le programme « Ville de demain » vise à soutenir des projets démonstrateurs pour favoriser l’évolution des usages et des pratiques urbaines afin de rendre les villes plus durables, résilientes et attractives. Un soutien de l’Etat aux collectivités locales pour les aider à relever les défis environnementaux et énergétiques auxquelles elles sont et seront confrontées. Pour un développement durable de l’habitat et des solutions de mobilité durable.

L’ensemble des projets soutenus par l’Etat représente plus de 150 millions d’€ d’investissement.

 

Message d’Olivier Faure suite aux attaques terroristes de Paris

« Créer c’est résister »

C’était il y a un peu plus de 24 heures. 24 heures qui nous ont fait basculer dans l’effroi. C’était l’inauguration du magnifique théâtre de Sénart. Après les très beaux discours de Michel Bisson et de Fleur Pellerin, le directeur du théâtre, Jean-Michel Puiffe avait programmé avec son complice le comédien Patrick Pineau une chorégraphie sur une bande son qui nous restituait la voix de Gilles Deleuze. Le philosophe y énonçait cette phrase qui claque comme un slogan « créer c’est résister ». A la sortie j’ai croisé plus d’un spectateur dérouté par cette parenthèse philosophique, un peu indéchiffrable. « Un des motifs de l’art et de la pensée c’est une certaine honte d’être un homme », nous dit le philosophe. « L’art consiste à libérer la vie que l’homme a emprisonnée ». « L’homme ne cesse d’emprisonner la vie, de tuer la vie ». « L’artiste c’est celui qui libère une vie, une vie puissante, une vie plus que personnelle. » Quelques heures plus tard, cet appel est hélas devenu plus clair. Créer c’est résister.
Une fois encore l’obscurantisme a frappé. Une fois encore Daesh sème l’horreur. une fois encore le piège de la division nous est tendu. Division politique, religieuse, culturelle. Une fois encore le peuple Français, uni dans sa diversité doit faire face. Nous sommes en guerre. Mais pas une guerre entre civilisations. Une guerre de toutes les civilisations contre la barbarie. Une guerre de tous ceux qui créent contre ceux qui détruisent. Créer c’est résister.

OF

Publié sur Facebook le 14/11/2015.

Newsletter sur le budget 2016

Newsletter envoyée le 20 octobre, à l’issue du vote de la première partie de la loi de finances pour 2016.

Madame, Monsieur, cher-e ami-e

Nous venons de passer les dernières semaines à l’examen de la première partie de la loi de finances pour 2016 (partie recettes). Je souhaitais donc vous en rendre compte.

1/ Des efforts qui paient

Le déficit budgétaire est passé pour la première fois depuis 2008 sous la barre des 4% du produit intérieur brut. Nous serons l’an prochain à 3,3% et nous pourrons stabiliser la dette. Dette qui était passée de 65% à 90% du PIB sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Et qui est passée sous le mandat de François Hollande de 90 à 95,6% du PIB.
La dépense publique est contenue. Entre 2002 et 2012, la dépense publique augmentait de 35 milliards chaque année. Depuis 2012, le rythme a été divisé par deux.
La croissance repart. Si l’on suit l’INSEE et les prévisionnistes du FMI, elle sera légèrement supérieure à 1% en 2015. En 2016 l’anticipation d’une croissance supérieure ou égale à 1,5% est devenue réaliste.
Le pouvoir d’achat augmente de 1,5%. Nos exportations progressent fortement +6% cette année notamment grâce à l’aéronautique, situation qui nous satisfait à double titre dans la 11ème circonscription.

2/ Les impôts baissent pour la deuxième année

Après une baisse d’impôts de 3 milliards d’euros en 2015, ce sont 2 milliards nouveaux qui ont été adoptés pour 2016.
Pour prendre ce seul exemple : un couple marié avec deux enfants dont les revenus sont sous la barre des 45 000 euros, sera désormais moins imposé qu’en 2012. 950€ de baisse pour ce couple avec des revenus de 40 000€.
Un amendement porté par le groupe socialiste a aussi permis de relever le seuil d’entrée dans l’imposition locale (taxe d’habitation, taxe foncière et redevance audiovisuelle) de nombreux retraités, veufs, veuves aux revenus modestes.

3/ Les priorités sécurité, justice, défense sont réaffirmées

9700 postes de plus dans la défense.
13 600 pour l’éducation, la police et la justice.
Les crédits pour la culture sont sanctuarisés.
Dans tous les autres secteurs les fonctionnaires partant à la retraite ne sont pas remplacés. Au global le nombre de fonctionnaires est donc stable.

4/ Un budget qui donne la priorité au développement durable et à la transition énergétique

L’erreur commune est d’analyser l’engagement en faveur du développement durable à partir de la seule analyse du budget du ministère de l’écologie. En vérité il faut ajouter à ces crédits les politiques de déduction fiscale pour les travaux d’isolation, les bonus pour l’achat de véhicules électriques, l’éco-prêt à taux 0 par exemple. La taxe carbone ou la taxe sur les produits pétroliers ne sont pas non plus habituellement décomptées alors qu’elles jouent évidemment un rôle puissant même si leurs recettes ne sont pas affectées au ministère de l’environnement. Si l’on adopte donc cette vision globale le total atteignait 69 milliards en 2012. Ce sera 77 milliards en 2016. 8 milliards de plus !
Il a également été décidé par voie d’amendement de relever d’un centime la fiscalité sur le diesel et de baisser parallèlement celle sur l’essence du même montant, afin d’opérer sur les 7 prochaines années une convergence progressive entre les fiscalités dédiées au diesel et à l’essence. A un moment où le prix du diesel est historiquement bas (baisse de 40 centimes en 3 ans), cette hausse est à la fois un signal adressé au marché et aux industriels, sans être une ponction douloureuse sur les consommateurs.

5/ La taxation de la spéculation pour aider le développement et limiter les migrations

La question migratoire est devant nous. Les guerres, la situation économique, le climat sont autant de causes pour les grandes migrations présentes et à venir. Si nous voulons en limiter l’impact, cela suppose que nous soyons conséquents et que nous aidions ces populations à leur propre développement.
C’est pourquoi je suis fier d’avoir, avec d’autres, contribué à faire évoluer la loi de finances à la fois en instaurant une taxe sur le trading haute fréquence (TTF intraday) et en augmentant la part de la taxe sur les transactions financières dédiée à l’aide publique au développement (APD). Entre ce que le gouvernement avait prévu de faire (+150 millions) et ces amendements (+250 millions), ce seront 400 millions de plus pour l’APD. Nous nous mettons ainsi en situation d’honorer l’engagement pris par le Président de la République à la tribune de l’ONU d’augmenter le budget de l’APD de 4 milliards d’ici 2020.

6/ Pour conclure

Il va sans dire que si il y a dans ce budget de réelles raisons de se réjouir, il y a surtout matière à ne pas relâcher l’effort.
La croissance économique n’est pas encore suffisante pour inverser la courbe du chômage. Elle n’est pas assez forte non plus pour absorber la réduction des déficits qui doit donc encore reposer exclusivement sur des efforts budgétaires.
Beaucoup repose désormais sur le retour de l’investissement des entreprises et des ménages. Il appartient au législateur d’en créer les conditions (ce qu’il fait depuis 3 ans avec le CICE, le pacte de responsabilité, le suramortissement en faveur des biens d’équipement, le plan PME, TPE). Il est de la responsabilité de tous de s’en saisir.

Voilà madame, monsieur, cher-e ami-e ce que je voulais vous rapporter à ce stade du débat. Comme toujours je suis preneur de vos avis, critiques, suggestions, et approbations éventuels. Je réponds toujours, même si c’est parfois avec retard.
Vous pouvez également suivre pour une large part sur Facebook ,Twitter et sur mon blog.

Très cordialement,

Olivier FAURE