Metronews – Interdiction du diesel à Paris : le « oui mais » des Franciliens

SONDAGE – Parmi les mesures phares du plan anti-pollution d’Anne Hidalgo, l’interdiction d’ici 2020 des véhicules diesel dans Paris convainc une majorité de Franciliens, selon un sondage exclusif Ifop pour « metronews ». Les critiques sont cependant vives de la part des habitants les plus éloignés de la capitale.

Tous véhicules confondus, la part du diesel dans le carburant consommé en France atteint plus de 80%. Photo : AFP

Dépêche AFP – Véhicules polluants interdits à Paris: un député PS redoute une « ségrégation spatiale »

 

MELUN, 3 fév 2015 (AFP) – Le député socialiste de Seine-et-Marne Olivier Faure a dénoncé mardi l’interdiction de l’accès à Paris aux véhicules les plus polluants voulue par la mairie de Paris, estimant qu’elle allait aggraver la « ségrégation spatiale » en Ile-de-France.

« Les mesures d’interdiction d’accès à Paris que tu t’apprêtes à prendre posent de nombreuses questions », écrit Olivier Faure dans un courrier adressé à la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), dont l’AFP a obtenu copie.

« La décision radicale que tu suggères va transitoirement – le temps du renouvellement du parc automobile – créer une véritable ségrégation spatiale », ajoute l’élu, qui propose que les véhicules achetés avant 2010 puissent « continuer de circuler librement », « à condition de s’équiper de filtres à particules ».

« Les parisiens disposent de moyens incomparables pour trouver une alternative à la voiture (…). Ce n’est pas le cas des citoyens de grande couronne qui cumulent les temps de trajets les plus longs et l’offre de transport public la plus dégradée », justifie-t-il.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé mercredi dernier son intention de mettre en place à Paris une « zone à basse émission », qui permettra d’exclure progressivement les véhicules les plus polluants de la capitale.

Le plan prévoit d’interdire les jours ouvrés les véhicules les plus polluants (1 étoile dans la classification du ministère de l’Ecologie) à partir de la mi 2016, puis les deux, trois, quatre étoiles, jusqu’à ce qu’en 2020 ne soient plus autorisés que les 5 étoiles.

La maire a également réaffirmé son souhait d’interdire le diesel à Paris, même s’il n’existe pas actuellement de cadre légal pour le faire, de l’aveu de son adjoint aux Transports Christophe Najdovski (EELV).

Une batterie de mesures incitatives sera approuvée au Conseil de Paris en février, pour un montant de 5 millions d’euros.

Les véhicules 1 étoile sont ceux qui auront plus de 19 ans en 2016. Selon la mairie, ils représentaient au 1er janvier 2014 environ 50.000 véhicules en Ile-de-France (21.000 de Paris, 29.000 de banlieue), sur un total de 438.000 véhicules circulant à Paris les jours ouvrés.

Les véhicules 5 étoiles (immatriculés après le 31 décembre 2010) étaient quant à eux au nombre de 105.000 (46.000 de Paris, 59.000 de banlieue), soit un peu moins du quart du parc circulant à Paris.

Dépêche AFP – Les députés votent le financement du Passe Navigo unique

Les députés ont voté vendredi le financement nécessaire à la mise en place en septembre 2015 du Passe Navigo à un tarif unique de 70 euros dans les transports en Ile-de-France, qui abolira les zones tarifaires existantes.

Actuellement, les tarifs des transports publics en Ile-de-France (RATP, SNCF, Optile) s’échelonnent de 67,10 euros pour la zone 1-2 jusqu’à 113,20 euros pour le passe couvrant l’ensemble des cinq zones. Ce tarif unique était une promesse de la majorité régionale PS-EELV.

Le tarif unique de 70 euros permettra une économie pouvant aller jusqu’à environ 500 euros par an pour les abonnés les plus excentrés. La mesure devrait bénéficier à 4 millions de personnes, dont 1,5 million de tarifs sociaux.

Les 400 millions d’euros de manque à gagner pour le Syndicat des transports (Stif) seront compensés par 210 millions provenant d’une augmentation du versement transport acquitté par les entreprises et par 190 millions que la région va devoir trouver chaque année dans son budget de fonctionnement à partir en 2016. Cela avait fait l’objet d’un accord trouvé entre le président PS de la Région, Jean-Paul Huchon, et le président de la Chambre de commerce régionale, Pierre-Antoine Gailly

«C’est une mesure d’égalité entre tous les Franciliens et de pouvoir d’achat pour les habitants de grand et moyenne couronne», a souligné l’écologiste Eva Sas. «Nous allons faire changer sensiblement la réalité pour des millions de Franciliens. J’espère que les électeurs sauront s’en souvenir», lors des régionales de décembre 2015, a renchéri le socialiste Olivier Faure.

L’UMP Jean-François Lamour a critiqué cette mesure, «à quelques mois des élections régionales» alors que «nous devrions mobiliser tous nos moyens sur l’amélioration de la qualité des transports». Le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, craint que cela n’entraîne «un déficit d’exploitation» et pointe «un risque de report de certains investissements».

La réduction de l’écart des prix payés par les Parisiens et les banlieusards a déjà été engagée ces dernières années, avec la suppression des zones 6 à 8 puis les mesures dites de «dézonage» les week-end et jours fériés et pendant les vacances scolaires.

Les Echos – Ile-de-France : Manuel Valls valide le pass Navigo à tarif unique

Dominique Malecot | Le 26/11 à 18:31

Sauf surprise, en septembre prochain, les habitants de l’Ile-de-France pourront se déplacer autant de fois qu’ils le voudront dans toute la région parisienne pour la modique somme de 70 euros par mois, remboursée à hauteur de 35 euros par leur employeur. Le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté ce mercredi son soutien à cette mesure, évaluée au minimum à 400 millions d’euros par an, quelques heures avant que les députés l’examinent en commission des Finances à l’Assemblée.

C’est un amendement préparé par le député socialiste de Seine-et-Marne Olivier Faure, qui doit traduire dans la loi de Finances rectificative 2014 l’accord surprise auquel, sont parvenus ces derniers jours la région Ile-de-France et la Chambre de commerce et d’industrie . Portant sur le financement de l’opération mais aussi sur la formation professionnelle, il pourrait être voté en séance d’ici à la fin de la semaine.

« C’est un accord gagnant-gagnant qui s’inscrit dans la Pacte de responsabilité, se félicite Olivier Faure. Les entreprises mettent davantage mais cela ne coûte rien à 80 % d’entre elles qui sont incontestablement gagnantes. ».

Le député de Seine-et-Marne dénonce le « mauvais procès » que lui fait l’opposition. « Elle ne peut à la fois dénoncer une dérive du budget de fonctionnement de la région et les 190 millions d’économies qu’il va falloir dégager sur ce volet fonctionnement pour financer le dispositif », juge-t-il.

Le Medef Ile-de-France juge que les 220 millions d’euros demandés aux entreprises avec le relèvement du versement transport s’ajoutent aux « 500 millions d’euros supplémentaires mis en place depuis le 1erjanvier 2011 pour financer la réalisation du Grand Paris Express ». L’organisation patronale s’interroge sur le coût réel de cette mesure et dénonce le fait que les entreprises qui la financent ne sont pas celles qui en profitent. D’autant qu’il n’y a pas d’amélioration du service.

Dans tous les cas, ce mercredi soir, le grand gagnant semblait être Jean-Paul Huchon, le président socialiste du conseil régional. « En soutenant aussi rapidement cet accord, Manuel Valls a aussi répondu positivement à la question de sa candidature pour les prochaines élections », juge un bon connaisseur du dossier

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