Question au gouvernement sur ALEP

Mercredi 14 décembre, Olivier Faure est intervenu lors des questions au gouvernement, pour attirer l’attention de la représentation nationale sur le sort d’Alep.

Au secours!

 

Au secours ! C’est l’ultime message, le cri de ces milliers de femmes, d’enfants, de vieillards, d’hommes qui peuplent encore la ville martyre d’Alep.

 

Monsieur le Premier Ministre, mes chers collègues,

 

Les témoignages qui nous parviennent encore décrivent tous la même tragédie. Celle de l’agonie d’une ville, d’un massacre systématisé, d’une guerre au delà de la guerre.

 

Alep est une ville encerclée, sciemment affamée, scientifiquement pilonnée. Les troupes de Bachar El Assad et ses alliés russes ont délibérément détruit tous les hôpitaux interdisant même la prise en charge des blessés. Alep n’est plus une ville, mais un piège, une souricière pour ses habitants.

 

Ce n’est pas une guerre, ce n’est même plus une boucherie, c’est une extermination planifiée.

 

Depuis des mois, certains nous disent que la diplomatie ce n’est pas la morale et que Assad est le dernier rempart contre le djihadisme, que les Russes ont la force de vaincre l’Etat islamique.

 

Mais leurs forces, elles sont aujourd’hui concentrées à Alep contre la rébellion syrienne, tandis que la pression sur Daech se desserre ce qui a permis à l’organisation terroriste de reprendre Palmyre.

 

Ces dernières heures ont d’abord été marquées par l’espoir d’un cessez le feu. A peine négocié déjà suspendu. Et c’est sous la pluie, dans le froid que les enfants d’Alep attendent un réveil international.

 

C’est l’Humanité qui est bafouée à Alep et c’est un précédent tragique qui est ouverte par un membre permanent du conseil de sécurité.

 

Quelle sera l’action de la France dans ces prochaines heures pour répondre à cette urgence humanitaire ?

 


14/12/16 Question d’actualité sur Alep par olivierfaure

Olivier Faure devient Président du Groupe socialiste à l’Assemblée

PARIS, 13 déc 2016 (AFP) – Olivier Faure, élu de Seine-et-Marne et porte-parole du Parti socialiste, a été élu mardi président du groupe PS de l’Assemblée pour succéder à Bruno Le Roux parti à Beauvau, l’emportant sur l’autre candidat Guillaume Bachelay, ont indiqué plusieurs députés à l’AFP.

Lors d’un vote à bulletins secrets des députés socialistes et écologistes réformistes, M. Faure, qui ne partait pas favori, l’a emporté par 137 voix contre 120 pour l’élu de Seine-Maritime, numéro deux du PS et devenu proche de François Hollande.

Olivier Faure, 48 ans, était jusqu’alors 2e vice-président du groupe. Il est un proche de l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault et « incarne le mieux le centre de gravité du groupe ».

Juriste de formation, M. Faure a été entre 1997 et 2000 conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi. Puis il a rejoint François Hollande, premier secrétaire du PS, comme directeur adjoint de son cabinet jusqu’en 2007.

Il est devenu alors secrétaire général du groupe socialiste à l’Assemblée, présidé à l’époque par Jean-Marc Ayrault, avant d’être élu député.

Dépêche AFP – La gauche est proche d’un « suicide collectif »

PARIS, 28 nov 2016 (AFP) – La gauche est proche d’un « suicide collectif », a estimé lundi sur LCP Olivier Faure, porte-parole du PS, en évoquant les déclarations ce week-end du Premier ministre suggérant sa candidature comme le président de l’Assemblée nationale.

« Nous sommes dans une situation assez inédite qui est proche de ce qu’on pourrait baptiser un suicide collectif », a indiqué le député de Seine-et-Marne, « si nous allons vers cela, il n’y aura pas de gauche au second tour (de l’élection présidentielle) et la gauche sera éliminée pour longtemps », a-t-il ajouté.

Que François Hollande et Manuel Valls participent tous deux à la primaire de la gauche, « cela me paraît tout à fait impossible, cela conduirait l’un et l’autre à l’échec. Peut-être y a-t-il des pulsions suicidaires parfois chez certains de nos dirigeants », s’est-il interrogé.

Quant à la déclaration de Claude Bartolone suggérant ces deux candidatures, pour Oliver Faure, « c’est du jamais vu. Voir le 4e personnage de l’Etat proposer une crise institutionnelle, mais où va-t-on ? ».

En évoquant une candidature Hollande, le député a estimé qu' »en démocratie, il n’est pas illogique que celui qui a conduit au premier plan la réforme du pays soit comptable de ce qu’il a réalisé et qu’il soit le candidat à l’élection présidentielle ».

François Hollande « doit réfléchir à émettre des signaux qui soient des signaux clairs et rapidement rendre sa décision publique. La montée en puissance des pressions n’aide pas à ce que le président se déclare vite dans la mesure où il aura la tentation de ne pas céder à la pression », a ajouté le député.

« On est dans un jeu dangereux, irresponsable, j’appelle chacun à cesser ces petits jeux, ces jeux d’ego qui ne mènent nulle part et mènent à la déroute », a-t-il insisté.

Question au gouvernement

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Ma question s’adresse au ministre des Affaires étrangères. Je voulais évoquer la situation préoccupante au Gabon. Je sais que cette inquiétude est partagée par nombre d’entre nous car le Gabon n’est pas pour la France un pays comme les autres. Les liens qui nous unissent sont profonds, et je devrais même dire que, pendant de trop longues années, la relation avec le pouvoir gabonais a légitimement alimenté la critique sur la Françafrique.

Aujourd’hui, chacun le sait, il existe des présomptions de fraude massive lors de l’élection présidentielle. Les résultats de la région du Haut-Ogooué sont éloquents : plus de 99 % de participation et 95% des bulletins pour Ali Bongo, lui donnant ainsi la victoire officielle.

Dans un pré-rapport de l’Union africaine, les juristes présentent les PV du Haut-Ogooué comme –je cite – « invraisemblables ».

Au PS, à l’UDI, au PG, des voix se sont élevées pour mettre en doute le résultat de l’élection et appeler à l’alternance. La France, par la voix du gouvernement, a elle-même émis des réserves fortes, réclamé le recomptage des bulletins et s’est inquiétée de la disparition de certains opposants.

Par une pirouette saugrenue, Ali Bongo s’est essayé à dénoncer un « néocolonialisme douteux » de la part de notre pays.

La France n’a pas de candidat, mais elle a des principes. La libre détermination des peuples et la démocratie sont des principes universels qu’elle partage avec l’Union Européenne. C’est donc la voix de l’Union Européenne que nous souhaiterions maintenant entendre pour ne pas donner le sentiment de notre implication exclusive qui ne serait plus d’époque.

Monsieur le Ministre, que pouvez-vous nous dire sur le rapport des observateurs de l’Union Européenne qui a été une fois de plus reporté ? Comment entend-elle peser pour que soit respectée la souveraineté des Gabonais ?

L’Afrique nous regarde. Continuons à lui adresser les bons signaux.


23/11/16 Question d’actualité sur le Gabon par olivierfaure