Meeting avec François Hollande

François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a décidé de lancer les campagnes présidentielles et législatives en tenant un meeting à Torcy le Mercredi 31 janvier à 20h15.
Le meeting se tiendra à la Halle des sports de la Maison des Fêtes Familiales 28, avenue Jean Moulin à Torcy, en présence de :

  • Christian Chapron, Maire de Torcy,
  • Brigitte Eude, Secrétaire de section,
  • Vincent Eblé, Président du Conseil Général
  • et de Olivier Faure, candidat aux élections législatives sur la 8ème circonscription.

Non au débat – poubelle

Le Parisien de ce matin confirme les informations du Canard enchaîné d’hier. Les RG ont enquêté sur un conseiller de Ségolène Royal, Bruno Rebelle.1/ Cette façon de faire de la politique en cherchant à discréditer m’insupporte.

Le débat d’idées, mille fois oui. Le débat à coup de poubelles, mille fois non.

Comment ensuite faire confiance à des gens dont l’appétit de pouvoir conduit à la violation de la vie privée ? Comment peuvent-ils ne pas comprendre que les débats de caniveau n’alimentent que les extrêmes ?

2/ L’utilisation des moyens de l’Etat pour satisfaire des intérêts de candidat est totalement inéquitable et antidémocratique.

Quand Lionel Jospin était premier ministre et candidat (comme Chirac et Balladur avant lui), il a scrupuleusement séparé ses obligations de chef du gouvernement de celles de candidat. Il n’a jamais utilisé les moyens de l’Etat pour se déplacer. Ses collaborateurs engagés dans sa campagne ont démissionné de leurs fonctions à Matignon le jour même de son entrée en campagne.

La politique doit d’abord être une affaire d’éthique.

 

Des forums pour participer à la campagne

Après avoir sillonné la circonscription et rencontré le milieu associatif ces derniers mois, dans le cadre de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, j’organise des forums participatifs autour des thèmes suivants :

Sur la sécurité, à Roissy en Brie, le mardi 23 janvier à 20h30, salle univers centre social « les airelles », 20, avenue de la Malibran, Entrée à côté de la bibliothèque municipale.

Sur le pouvoir d’achat, à Lognes, le mercredi 24 janvier à 20h30, salle Simone Signoret, 48 boulevard du Segrais.

Sur le thème du logement, à Noisiel, le lundi 29 janvier à 20h30, salle de réunion, 13 rue du Mithridate.

Sur le thème de l’environnement, à Thorigny, le mardi 30 janvier à 20h30, Hotel de ville, salle du conseil municipal, 1 rue Gambetta

La force d’un père

6 janvier.

Dans quelques jours cela fera 4 ans qu’Estelle Mouzin a disparu. 4 années de torture pour sa famille. Nous sommes là, cent, peut-être deux cents à marcher jusqu’à  » l’arbre du souvenir « . Je ne peux réprimer un sentiment curieux de gêne. Gêne de continuer à être heureux. Gêne d’être un père comblé. Gêne de se sentir aussi impuissant.

A la fin de manifestation, un ami commun me présente le papa d’Estelle. Il y a chez cet homme une force et une sérénité intérieures incroyables. Cet homme qui doit vivre avec l’obsession de savoir ce qu’est devenue sa fille, cet homme dont le regard et le sourire d’Estelle doivent hanter jours comme nuits, cet homme à qui on a volé sa vie parle sans excès. Il ne réclame pas la vengeance, seulement la justice.

Que faire ? comment la société doit-elle se défendre d’individus qui s’en prennent à l’innocence pour satisfaire leurs pulsions ? C’est l’un des problèmes les plus complexes à résoudre. Depuis le procès d’Outreau, la question s’est focalisée sur les ratés judiciaires. Il n’en demeure pas moins la réponse à donner pour que les crimes pédophiles soient sanctionnés, mais aussi prévenus (diffusion de l’information, messages d’alertes, accompagnement des parents, coordination des services, coordination au niveau européen…)

Et la politique dans tout ça ? J’ai en horreur les élus qui se greffent sur les drames des autres. S’agitent sous les projecteurs et les caméras pour mieux s’emparer d’une souffrance. Plaquent leurs solutions démagogiques sans s’attaquer à la complexité des sujets.

Si demain vous me faites l’honneur d’être votre député, gardez-moi de ces comportements. Ils insultent l’intelligence des hommes et la mémoire des victimes.

Pour que 2007 soit une année de vrai changement pour chacun

Je suis particulièrement heureux de vous présenter tous mes vœux pour 2007. Je souhaite que cette nouvelle année soit celle du changement pour chacune et chacun d’entre vous.

J’ai au cours des derniers mois sillonné notre territoire, rencontré des centaines de Seine-et-Marnais qui m’ont fait part de leurs attentes en matière d’emploi, de logement, de transport, de scolarité de leurs enfants, de sécurité, d’accès aux soins, de respect du cadre de vie…

Depuis cinq ans, pour une majorité d’entre nous, la situation s’est dégradée. La vie quotidienne des familles est rendue plus dure par une politique qui allie faible efficacité économique et destruction du pacte social. Même la sécurité qui devait être la réussite du candidat de l’UMP est un échec terrible. Entre 2002 et 2006, selon l’Observatoire national de la délinquance, les violences physiques aux personnes ont augmenté de 27% (+34% de violences contre les représentants des services publics…).

Avec vous je veux continuer à débattre de notre avenir. .Je continuerai d’aller à votre rencontre sur les marchés, dans les cafés, les centres commerciaux, au bas de vos immeubles… parce que je crois que la politique doit sortir des cercles trop étroits d’habitués dans lesquels elle est trop souvent cantonnée.

Pour prolonger la démarche de Ségolène Royal sur notre territoire, je vous invite à participer aux forums participatifs que nous organiserons tout au long du mois de janvier.

La politique doit changer pour que nos vies puissent changer. Je m’y engage avec vous.

Très belle et heureuse année 2007.

Olivier Faure

Chantal Brunel, le double « je »

C’est l’histoire d’une dame qui vous tire une balle dans la jambe. Comme vous perdez votre sang, elle vous tend un sparadrap dans un large sourire. Vous la voyez coupable. Elle se trouve tellement charitable. Vous lui en voulez de vous avoir blessé. Elle repart en clamant alentour qu’elle vous a sauvé…

J’admire l’aplomb de Chantal Brunel (l’actuelle députée UMP de la circonscription).
Depuis hier, elle s’attribue l’arrivée d’un enseignant supplémentaire à l’école Plume Vert d’Ozoir-La-Ferrière.

Petit rappel des faits : A l’école « Plume Vert » était prévue une fermeture de classe, finalement ce sont deux classes qui ont été fermées dont une après la rentrée. Concrètement, les enfants ont fait leur rentrée et, quelques jours plus tard, on a fermé leur classe (salut les copains) pour les redistribuer dans les voisines (et atteindre 32 enfants par classe !).
Les parents s’en sont mêlés, ont occupé l’école, affiché des pancartes autour de l’école (contre l’inspecteur), menacé enfin de bloquer la nationale…

Cette décision à Ozoir n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une politique, celle du gouvernement que soutient madame Brunel. La suppression massive de postes en 2006 (plus de 8000) ajoutée à celle des années précédentes (soit près de 45000 postes au total dont 25000 postes d’enseignants) étrangle le système scolaire. La suppression de 8700 postes est annoncée au budget 2007…

Voter à Paris les suppressions de poste dont on se plaint ensuite à Ozoir est tout simplement indigne du respect que l’on doit à ses concitoyens.

Première conférence de presse

Aujourd’hui c’était conférence de presse. La première de la campagne.

Demain s’ouvre un débat majeur à l’Assemblée nationale. Sur GDF et plus largement sur la politique énergétique dans notre pays. De loin cela paraît technique. De plus prêt, c’est évidemment très différent. Les conséquences sur la vie quotidienne de tous les Français seront immédiates : sur la facture énergétique, sur l’égalité d’accès, sur le tarif unique, les choix stratégiques en matière énergétique, la protection de l’environnement…
Et pourtant, cette privatisation de GDF n’a fait l’objet d’aucun débat devant les Français. Il s’agit d’une décision précipitée, et contestée y compris à droite par l’UDF.

Dangereux sur le fond
, la méthode employée pour adopter ce projet démontre une curieuse conception de la démocratie. Le débat n’a jamais eu lieu devant les Français. Nicolas Sarkozy lui-même s’était engagé « solennellement » lorsqu’il était Ministre des Finances en 2004 à ne jamais privatiser… et c’est le même qui propose aujourd’hui de passer la part de l’Etat de 70% à 34%…

Avec Monique Bellas, nous avons choisi de tout faire pour alerter l’opinion et bloquer ce projet. Ainsi nous avons adressé ce jour une lettre à Chantal Brunel dont vous pouvez lire ci-dessous le contenu. Nous vous remercions de la diffuser le plus largement possible et de vous mobiliser contre cette privatisation.

:: Télécharger la lettre au format PDF ::

GDF : lettre ouverte à Chantal Brunel

Madame la députée,

Nous sommes à la veille de l’ouverture d’une grande discussion parlementaire.

Pas une simple polémique entre experts. Un vrai débat de société. L’un de ceux qui, en opposant deux visions de l’avenir de la France, éclairent nos concitoyens sur les grands choix à venir et le type de société dans laquelle ils veulent vivre.

Demain, vous aurez à choisir entre le maintien du service public de l’énergie et le don à un groupe privé des réseaux, fichiers, clientèles, savoir-faire accumulés depuis 1946 grâce aux deniers publics.

Aucune urgence n’appelle cette décision. En revanche ce choix précipité aura des conséquences durables pour les Français :

– Abandon de tout contrôle réel sur la politique tarifaire alors que la facture énergétique des familles a déjà augmenté de 200 € par an,
– Privation pour l’Etat de toute maîtrise de la stratégie énergétique de la France,
– Renonciation à conduire une politique volontariste de protection de l’environnement,
– Renoncement à l’indépendance énergétique du pays,
– Constitution d’un pôle Suez-GDF directement concurrent de l’entreprise nationale EDF
– Menaces sur l’emploi, notamment pour les services communs EDF-GDF…

Dangereuse sur le fond, cette privatisation est choquante dans sa méthode.

– Aucune concertation n’a été engagée, ni avec les syndicats (qui s’opposent tous à ce projet), ni même avec l’agence des participations de l’Etat, pourtant créée expressément à cet effet par la majorité UMP à laquelle vous contribuez.
– Ce projet de fusion-disparition ne figurait ni dans le projet de Jacques Chirac en 2002, ni même dans la déclaration de politique générale de Dominique de Villepin l’an passé. Et c’est un gouvernement, en fin de mandat, dont la légitimité n’a cessé d’être contestée, qui veut imposer ce bouleversement à l’improviste.

Enfin, cette décision marque un rapport particulier aux citoyens. Comment réconcilier les Français avec la politique lorsque s’affiche un tel mépris pour la parole donnée ? En 2004, c’est Nicolas Sarkozy, ministre des Finances qui a pris l’ « engagement solennel » de ne pas privatiser GDF parce que, disait-il, elle ne « sera jamais une entreprise tout à fait comme les autres ». Aujourd’hui c’est le même homme qui fait face à toute la représentation nationale, hormis l’UMP, pour faire passer en force cette décision.

Madame la députée, rien ne saurait vous obliger aujourd’hui à faire ce choix qui à bien des égards risque d’être irréversible. Cet engagement de privatiser GDF, vous ne l’avez pas pris devant vos électeurs. Ils ne sauraient donc vous reprocher de vous y opposer.

Ce pôle de l’énergie a été voulu à la Libération par les socialistes, les communistes, les radicaux mais aussi par les gaullistes. Leur choix commun a permis la mise en place d’un service public de l’énergie dont les principes sont au cœur de notre pacte social : continuité, sécurité d’approvisionnement, égalité d’accès, tarif unique. Sans doute vous souvenez-vous de ce que disait le Général De Gaulle : « la politique ne se fait pas à la corbeille ». Sans ce volontarisme partagé, aurions-nous jamais eu notre filière française d’énergie nucléaire civile, le TGV, Ariane ou Airbus ?..

Mais ce n’est pas seulement à notre histoire ou à nos principes que nous vous demandons de ne pas tourner le dos, c’est surtout à notre avenir comme à celui des générations suivantes. Comment nous chaufferons-nous demain ? nous déplacerons-nous ? nous équiperons-nous ? L’énergie conditionne la vie quotidienne de chacun d’entre nous.

Dans ce moment crucial, vous avez la possibilité soit de renier la parole donnée et d’engager la France sur des chemins hasardeux soit de faire le choix de conforter le service public, de maîtriser les tarifs, et de développer une véritable politique énergétique durable.

Nous vous prions de croire, madame la députée, à l’expression de notre considération.

:: Télécharger la lettre au format PDF ::

Les patrons en mal de reconnaissance (suite)

Il y a au moins un Français qui les aime vraiment les patrons. Un Français qui voudrait même devancer leurs désirs. Vous ne voyez pas ? Un indice : il était à l’Université d’été du MEDEF hier.
Pas trouvé je continue : Il est venu proposer d’en finir définitivement avec les 35 heures et de limiter le droit de grève (dans les entreprises, les administrations et les universités…).

Oui, c’est bien lui ! Nicolas Sarkozy. Tel qu’en lui-même. Toujours la même prestidigitation. Regardez ma main gauche pendant que ma main droite vous fait les poches. Côté diagnostic : il faut défendre la France qui se lève tôt le matin, la France qui travaille dur. Il faut que le travail paie. Jusque-là tout le monde suit. Côté propositions : on peut faire davantage d’heures supplémentaires, mais elles sont moins rémunérées que sous le gouvernement Jospin… On a la liberté de travailler plus, mais pour gagner moins. Au nom de la défense des petits, il faut faire des cadeaux aux gros. Et là on ne suit plus du tout !

Nicolas a un frère. Guillaume Sarkozy. Il y a un an, il voulait être le président du MEDEF. Il a finalement renoncé. Nicolas, lui, visiblement est encore sur les rangs !..