La petite fille au bout de la table

Je suis encore à JDC ce matin. Cette fois je suis revenu avec Vincent Eblé, président du Conseil général, Nicole Bricq et Yannick Bodin, sénateurs, Brigitte Eude Conseillère régionale. Nous continuons de rechercher avec les salariés les possibilités de parvenir à une reprise d’activité.

Au bout de l’immense table constituée de palettes de bois empilées et assemblées, il y a une petite fille qui joue avec sa game boy. Je ne sais rien d’elle. Je suppose juste qu’elle accompagne l’un de ses parents. Elle joue, mais elle a, comme tous les enfants, les oreilles grandes ouvertes. Je me demande ce qu’elle retiendra de ce mercredi. Se souviendra-t-elle de ce jour comme le dernier où elle a vu son père ou sa mère à l’usine?

Je n’ai pas la naïveté de penser que l’économie soit une activité totalement altruiste. Je ne me résigne pas non plus à penser que la recherche de la rentabilité maximale justifie tout. Etre un grand chef d’entreprise ce n’est pas seulement aligner les ratios. Etre un grand chef d’entreprise, c’est aussi penser à la petite fille au bout de la table.

Avec les salariés de JDC

Je suis à nouveau avec les salariés de JDC ce soir. J’y retournerai demain avec Vincent Eblé, président du Conseil général, Nicole Bricq et Yannick Bodin, sénateurs.

Il y a là des militants syndicaux, des élus de toute la gauche, je pense notamment à Daniel Brunel, vice président communiste de la région. Il y a surtout des salariés à qui on vient de retirer leur travail, c’est-à-dire leur pain et leur dignité.

Je me bats avec eux. J’admire leur détermination et leur courage. Ce qui se passe dans cette imprimerie de Torcy n’est malheureusement pas un cas isolé.

De quoi s’agit-il ? d’une affaire de patron voyou. D’une multinationale qui a fui ses responsabilités. Organisé une cession pour ne pas avoir à financer un plan social qu’elle anticipait. Qui a décidé de se séparer d’une partie de ses salariés pour concentrer son chiffre d’affaires sur moins d’usines pour augmenter sa rentabilité et mieux complaire à ses actionnaires.

Je connais des chefs d’entreprises qui se battent, qui aiment leur travail, partagent le quotidien de leurs salariés. J’ai moi-même été secrétaire général d’une PME. Rien à voir avec ce capitalisme financier, prédateur qui ignore jusqu’à la souffrance des femmes et des hommes.

La droite en 2002 a commencé par abroger la « loi de modernisation sociale » adoptée en 2001 et qui ouvrait de nouveaux droits aux salariés. La droite verse aujourd’hui des larmes de crocodiles, mais n’a d’autre politique que de proposer de nouvelles exonérations aux entreprises, sans distinction de taille et surtout sans contreparties.

 

Que propose le pacte présidentiel de Ségolène Royal ? de conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise fait des profits, d’obtenir le remboursement de ces aides en cas de délocalisation, de moduler les cotisations sociales en fonction de la nature des contrats de travail, l’abrogation du Contrat Nouvelle Embauche, clone du CPE repoussé par les Français, de créer une sécurité sociale professionnelle…

 

Une conviction nous anime. La justice n’est pas une contrainte mais un atout. Plus juste, la France sera aussi plus forte.

L’adieu sans larmes

Dimanche 11 mars 2007. 20 heures. J’allume la télé. Aucun suspens. Chacun l’a deviné depuis longtemps. Comment Jacques Chirac pourrait-il être à nouveau candidat ? Simple envie de voir comment l’histoire va s’achever.

Chirac : quarante ans de paysage politique. Ministre de Pompidou, Premier Ministre de Giscard, puis de Mitterrand sous la première cohabitation. Depuis 1981, pas une élection présidentielle sans lui. Président de la République depuis quatorze ans… Déjà là à l’époque de l’« île aux enfants », toujours là quand Casimir a disparu depuis longtemps.

Un départ à la retraite, c’est toujours un peu consensuel. On se penche sur le passé. On puise le meilleur. On célèbre. Pour Chirac, la presse n’a trouvé que son formidable appétit : pour les têtes de veaux, pour les veaux sans têtes, pour les campagnes, pour le pouvoir. Côté réalisation(s) ? on cherche encore. Deux grands discours. Au Veld’hiv et à l’ONU via le sémillant Villepin. Le premier pour reconnaître que la France n’a pas toujours eu raison, le second pour rappeler qu’elle n’a pas toujours tort. On pourrait rajouter à cette liste le discours de Johannesburg, « la maison brûle, mais nous regardons ailleurs ». On pourrait, mais on ne le fera pas. Parce que chez Chirac, l’image et le son, cela n’a rien à voir. Décalage permanent. Impossible synchronisation. Verbe autonome de l’action. Promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. Elu en 1995 sur le thème de la résorption de la « fracture sociale ». Réélu sept ans plus tard sur la promesse républicaine. A chaque fois une politique sans rapport. Juppé, Raffarin, Villepin… Que du bonheur !

Ses trois Premiers ministres ont rallié Nicolas Sarkozy. Pas de hasard. La même énergie dit-on. La même inconstance et la même absence de scrupules surtout. Sarkozy… l’héritier et finalement, le meilleur avocat de Chirac. Parce que le seul qui pourrait nous le faire regretter… Chez Chirac, il y avait un doute. Il était de droite, mais la légende voulait qu’il ait flirté avec la gauche. Il avait construit ce personnage franchouillard, mangeur de pommes et buveur de Corona. Pas de quoi adhérer. Juste ce qu’il faut pour ne pas être détesté.

Avec Sarkozy, rien de tel. Il a recruté le même faiseur de mots que Chirac pour faire oublier sa droite. Mais les mots de Guaino n’ont pas réussi à recouvrir la puissance du « kärcher ».

Alors que restera-t-il de Jacques Chirac ? Il voudrait nous laisser l’image d’un homme qui, sa vie durant, se sera battu contre tous les extrémismes. On lui reconnaît volontiers cette inclination personnelle. Mais sa pratique du pouvoir a justement nourri la désespérance sur laquelle prospère le Front national. Après avoir appelé à ne jamais « composer avec les extrêmes », Chirac s’apprête à se contredire en exprimant son soutien au fils prodigue qui défend la création d’un « ministère de l’identité nationale ». Clin d’œil appuyé à celui qui n’en a plus qu’un.

C’est à ses fruits que l’on juge l’arbre. Et Chirac a produit Sarko.

Le 11 mars Jacques Chirac a fait ses adieux aux armes. Ce furent des adieux sans larmes.

Nicolas Sarkozy s’affole

Hier convaincu prématurément de sa propre victoire, il assurait que cette élection, il commençait à « bien la sentir »… Depuis les sondages sont moins flatteurs. Et voilà qu’hier soir Nicolas Sarkozy annonce sur France 2 son intention de créer un ministère de « l’immigration et de l’identité nationale ». Le clin d’œil à Lepen est d’autant plus gros qu’il vient d’inciter ses amis à lui faire l’appoint des parrainages qui pourraient lui manquer.

Pourtant, il y a moins d’un mois Nicolas Sarkozy chantait les louanges de Jaurès, Blum et Mitterrand. Alors qui est vraiment Nicolas Sarkozy ? Vous vous posez vraiment la question ?

Un homme qui défend les valeurs auxquelles il croit

Je m’appelle Amine et j’apporte mon soutien à Olivier Faure, car c’est un homme qui, à mes yeux, défend des valeurs auxquelles il croit et qu’il rend vraiment service à tous ceux qui lui font confiance. C’est pour cela que je m’engage à le soutenir pendant la campagne aux législatives de juin 2007, jusqu’à sa victoire, en participant aux réunions de la section du parti socialiste de Champs sur Marne, en visitant son site internet fort intéressant. J’essayerais également de me procurer sa BD sur les coulisses du Parti Socialiste et de la diffuser autour de moi. J’ajoute aussi que sur le plateau télévisé de public sénat, il a vraiment « cartonné ».

Bravo Olivier!!!!

Amine Berragued

Un citoyen engagé, attentif et disponible pour les autres

« Avant d’être un responsable politique, Olivier est un citoyen engagé, attentif et disponible pour les autres »

Proche de la jeunesse, il connait ses attentes ce qu’il m’a prouvé en 2006 en apportant un soutien considérable au mouvement contre le CPE, en écoutant et en relayant les revendications des étudiants de Marne La Vallée.

Doté de qualités humaines incomparables, il sait être exigeant et combattif lorsqu’il s’agit de défendre les plus faibles d’entre les citoyens.

C’est pourquoi, j’espère que, comme moi le 17 juin, vous lui ferez confiance, pour qu’avec Ségolène Royal et la majorité de Gauche, il engage notre pays et notre circonscription sur la voie de l’espoir retrouvé en l’avenir.

Alexandre Goutagny,
étudiant, 22 ans, animateur fédéral du MJS77