Le 7 mai, faisons gagner la République

Les Français se sont prononcés lors du 1er tour de l’élection présidentielle. Le parti socialiste a connu une défaite historique. La plus sévère depuis 50 ans. La responsabilité n’en incombe pas au seul candidat Benoit Hamon, elle est collective. Elle est le fruit de la désunion. Nous nous sommes manqués les uns aux autres. Nous vous avons aussi parfois manqué. Il faut maintenant tout reconstruire. Le parti socialiste doit se refonder. J’y prendrai, avec vous et le moment venu, toute ma part.

Aujourd’hui, notre premier défi est de faire gagner la République le 7 mai. Le combat contre l’extrême-droite est inconditionnel.

Accorder son vote à Emmanuel Macron, ce n’est pas lui accorder un chèque en blanc, mais simplement continuer à hiérarchiser nos priorités. Plus nous serons nombreux à voter pour lui le 7 mai, et moins ce score lui appartiendra.

15 ans après le 21 avril 2002, nous ne pouvons pas participer nous-mêmes à la banalisation de l’extrême-droite en renvoyant dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

J’entends dire « Pas besoin de se mobiliser, Marine Le Pen ne gagnera pas« . C’est possible. Il ne faut pas la surestimer. Mais une campagne n’est jamais gagnée d’avance.

J’entends même suggérer qu’après tout, sa victoire créerait peut-être un chaos salvateur et, puisqu’on a tout essayé sauf le FN, alors… L’extrême-droite, la France a déjà essayé. Les plus anciens le savent, le chaos, il ne touche sur le plan économique que les petits salaires, les petits épargnants, et jamais les nantis. Et our ceux qui rêvent de débloquer la société, l’illusion sera de courte durée, le FN aura tôt fait d’imposer un ordre nouveau qui écrasera les libertés publiques.

L’enjeu du 7 mai c’est de réduire au maximum le score de l’extrême droite. Il y a 15 ans Jean-Marie Le Pen n’avait pas réuni 20% des voix au second tour. Et aujourd’hui, quand les sondages donnent déjà Marine Le Pen à 40%, nous pourrions nous abstenir?

Pour une femme ou un homme de gauche, pour un gaulliste, l’abstention n’est pas un choix, mais un renoncement.

Je regrette que la droite – qui a pourtant choisi de se rebaptiser « les Républicains »- n’ai pas réussi à adresser un appel clair, alors même que son candidat l’avait été.

Je regrette également que Jean-Luc Mélenchon qui n’avait éprouvé le besoin de demander à personne s’il pouvait être candidat à la présidence, se soit senti obligé de consulter pendant dix jours ses soutiens pour faire la différence entre une candidate d’extrême-droite et un candidat républicain,.

Les socialistes ont sans aucun doute beaucoup de défauts, mais quoi qu’il ait pu leur en coûter lors des échéances électorales antérieures, ils ont toujours été -sans réserve – au rendez-vous de la République.

Viendra ensuite le temps des élections législatives qui permettront de peser sur les choix gouvernementaux. Ces élections ne seront pas la photocopie de l’élection présidentielle. Cette dernière a été dominée par une seule question « qui peut battre le FN »? Le vote utile a dominé ce scrutin même si il s’est exprimé de manières différentes. Ces élections seront un véritable « troisième tour » que nous aurons largement l’occasion de ré-évoquer au cours des prochaines semaines. C’est à cette occasion que chacun pourra dire quelle politique doit être conduite.

D’ici-là, faisons vivre la République !

Très cordialement,

Olivier FAURE

 

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