Dépêche AFP

Dépêche AFP du 21 septembre, suite à l’interview d’Olivier Faure sur Sud Radio. Le porte-parole du Parti socialiste a appelé à l’union de la gauche.

Olivier Faure, porte-parole du PS, a accusé lundi le Front de gauche d’être devenu «l’allié objectif de la droite» après la défaite des socialistes à Noisy-le-Grand, appelant «le peuple de gauche» à se prononcer directement sur l’unité aux élections régionales.

Pour M. Faure, interrogé par Sud Radio, la défaite du PS face au parti Les Républicains dimanche lors de l’élection municipale de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) est «un très bon exemple».

«Michel Pajon perd de 33 voix. Mais la gauche était-elle majoritaire ou minoritaire ? Elle est majoritaire à plus de 53%. Pourquoi elle perd ? Tout simplement parce qu’il y a eu une triangulaire avec une candidate du Front de gauche (7,4%, NDLR) qui a choisi de se maintenir au second tour alors qu’elle n’avait aucune capacité à l’emporter», a-t-il poursuivi.

«Son maintien a eu un seul effet: faire perdre la gauche. Il y a aujourd’hui une gauche qui se prétend radicale mais qui devient dans les urnes l’allié objectif de la droite à chaque fois qu’elle refuse l’alliance», a poursuivi le député de Seine-et-Marne.

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts, s’est pour sa part dite «extrêmement furieuse». «Je ne comprends pas le choix du Front de Gauche. Nous, nous étions partis dès le premier tour dans une liste avec le PS, qui était la même que celle de 2014. Je ne comprends pas que le FG n’ait pas réussi avec le PS à trouver un accord et ait donné à 33 voix cette ville à la droite», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

«Il faudra peut-être aussi que le PS réfléchisse aux raisons qui font que le FG n’arrive pas à faire d’accord avec eux», a ajouté la tête de liste des écologistes aux régionales en Ile-de-France.

Face au risque d’une déroute aux élections régionales, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a appelé le «peuple de gauche» à se prononcer par «référendum» mi-octobre pour imposer une unité, suscitant des réactions très négatives au sein d’EELV et du Front de gauche.

«C’est précisément parce que ces appareils de la gauche qui se dit radicale refusent tout compromis» que «nous avons choisi de nous adresser directement aux électeurs qui se reconnaissent dans la gauche», a expliqué M. Faure.

«Je pense qu’il y aura des dizaines de milliers de Françaises et de Français qui viendront manifester leur souhait de voir la gauche se rassembler. Dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie, en Paca notamment, c’est le Front national qui peut tirer bénéfice de cette situation, ou la droite traditionnelle, alors même que la gauche est en situation de l’emporter potentiellement si elle se rassemble», a-t-il poursuivi.

Sud Radio – l’invité politique

Olivier Faure était lundi 21 septembre l’invité de Christophe Bordet dans le 5/9 de Sud Radio.

Olivier Faure : « Être de gauche ne veut pas dire refuser le réel »
Par Jérémy Jeantet


Le député PS de Seine-et-Marne a analysé la victoire d’Alexis Tsipras en Grèce comme un message « à ceux qui pensent qu’on peut être dans une dérive permanente vers le gauchisme ».Victoire plus large que prévue pour Syriza et Alexis Tsipras ce dimanche lors des élections législatives anticipées en Grèce.

Pour Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne, ce résultats est un « petit message à toutes celles et ceux qui, en Europe, pensent qu’il est possible de se défier de la réalité. Tous ceux qui ont en France soutenu Tsipras et cru que quand il s’est rangé à une forme de réalisme, ont pu penser que l’avenir se jouait avec Varoufakis sont démentis par les électeurs. »
Message envoyé notamment à Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon, qui se sont affichés, ces dernières semaines, aux côtés de l’ancien ministre des Finances grec.
« Quelle gauche a apporté quelque chose au peuple français ? »

« C’est un rappel à toutes celles et ceux qui pensent qu’on peut être dans une dérive permanente vers le gauchisme, a poursuivi Olivier Faure. Les électeurs sont conscients qu’il faut avoir des valeurs, créer des rapports de force, mais aussi se plier à un principe de réalité. »
Alors que la gauche dite « radicale » s’éloigne de plus en plus du parti socialiste en France et que les formations de gauche semblent loin du rassemblement en vue des régionales puis de la présidentielle, le porte-parole du PS défend le bilan de la gauche dite « de gouvernement » : « Je suis très fier d’être de gauche, mais être de gauche ne veut pas dire refuser le réel. Si on devait prendre l’histoire du siècle passé, quelle gauche a apporté quelque chose au mouvement ouvrier et au peuple français ? Celle qui est dans la revendication, la surenchère ou celle qui a accepté de prendre l’assise du pouvoir et amené l’évolution du droit du travail, les droits sociaux, tout ce qui a forgé l’Etat providence ? Je préfère la gauche qui met les mains dans le cambouis. »
Ecoutez l’interview d’Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et porte-parole du PS, invité politique de Christophe Bordet sur Sud Radio.

Ecoutez l’interview d’Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et porte-parole du PS, invité politique de Christophe Bordet sur Sud Radio.

Dépêche AFP sur le financement du Pass Navigo

 Olivier Faure, interviewé jeudi 17 septembre sur RCJ, a rappelé que la gauche avait fait du Pass Navigo une priorité durable. Son financement sera pérennisé.

PARIS, 17 sept 2015 (AFP) – Olivier Faure, porte-parole du PS, a affirmé jeudi sur RCJ que la majorité socialiste d’Ile-de-France voulait « pérenniser le financement du passe Navigo », à tarif unique dans toute la région depuis le 1e septembre.
« Nous sommes en train de nous assurer que nous allons pouvoir pérenniser le financement du passe Navigo », actuellement à 70 euros par mois, a expliqué M. Faure.
Le député de Seine-et-Marne a fait valoir que « le coût d’équilibre pour pouvoir assurer ce financement pérenne (était) de 90 euros » et que la majorité socialiste de l’IdF cherchait donc à « trouver des financements qui permettent d’éviter d’arriver à ces 90 euros ».
« Nous y parviendrons », a-t-il promis, ajoutant qu’il était « actuellement en discussion avec le gouvernement » sur ce sujet.
« Bien sûr que dans le temps, le passe Navigo augmentera chaque année. Il n’est pas question de dire qu’il est pour la vie entière à 70 euros mais il n’est pas question de le faire passer à 90 euros », a-t-il assuré.
Selon lui, « il faut maintenir un tarif attractif, qui permette à tous les Franciliens, y compris ceux de la grande couronne, de se déplacer dans les meilleures conditions. On ne peut pas avoir la double peine, à la fois habiter loin et en plus payer cher », a-t-il dit.
Promesse du président sortant de la région, Jean-Paul Huchon (PS), les 3,8 millions de Franciliens abonnés aux transports en commun paient désormais leur passe Navigo 770 euros pour un abonnement annuel, 70 euros pour un passe mensuel, et 21,25 euros pour une carte hebdomadaire.
Ses défenseurs saluent une mesure sociale qui doit améliorer le pouvoir d’achat. Mais pour ses opposants, il s’agit d’une décision onéreuse, à l’heure où les transports publics peinent à se financer et où la rénovation des réseaux est nécessaire.

Tribune dans l’Humanité

Lundi 7 septembre, Olivier Faure a publié une tribune dans l’Humanité consacrée à l’accueil des réfugiés. Il appelle à une réponse européenne forte et coordonnée face à l’urgence. Cette crise est selon lui l’occasion de réaffirmer les valeurs de l’Union européenne.

Combien d’Aylan sont-ils morts avant que nous n’ouvrions les yeux ? Combien d’Aylan devront encore mourir avant que nous ne redécouvrions le sens du mot humanité ? Nous avons confusément parlé de migrants. Ils sont réfugiés. Nous avons cherché à édifier des murs, des grillages, des barbelés. Ils sont prêts à risquer leur vie pour fuir la terreur, la torture ou le viol. Bien sûr rien n’est jamais simple. Les crises n’incitent pas à la générosité. Mais où, davantage que sur notre continent, faut-il adresser les migrants ? Si les pays les plus riches de la planète ne peuvent accueillir ces réfugiés, qui le peut ? Voilà des familles qui marchent vers l’Europe, pas vers l’Iran, ni vers le Qatar, ni vers l’Arabie saoudite. Elles marchent vers la liberté. Il y a parmi eux ces chrétiens d’Orient, ceux pour lesquels tant ont pleuré à Noël pour mieux les abandonner à leur sort en septembre. Triste pays où un ancien président a pour seul mot d’ordre la fin de l’espace Schengen, ajoutant ainsi à l’instrumentalisation du drame, l’indifférence face à la tragédie.

Le temps est venu de proposer une véritable politique européenne commune en matière d’asile et de migration. Une réponse sans équivoque et coordonnée au niveau européen est la seule solution pour faire face à l’urgence de la crise.

Les réactions fortes de la France et de l’Allemagne, par la voix conjointe du président François Hollande et de la chancelière Angela Merkel, doivent susciter un élan dans les autres États européens.

La mise en place d’un mécanisme permettant une répartition équitable des réfugiés entre les différents pays de l’Union est un devoir moral pour les États membres. Ceux qui refusent aujourd’hui de prendre leur part à la résolution de cette crise humanitaire mettent en péril les fondements humanistes de l’Europe telle qu’elle a été pensée par ses pères fondateurs après la Seconde Guerre mondiale.

Au-delà de la mise en place d’un système d’asile européen unifié, il est nécessaire de développer des dispositifs d’accueils spécifiques à nos frontières extérieures afin de traiter l’urgence des demandes. Dans ces « hot-spot », les conditions doivent être mises en œuvre afin de faciliter l’identification des migrants et la nature de leur besoin. C’est une mesure incontournable pour pouvoir identifier au plus vite les personnes nécessitant une protection internationale au titre du statut de réfugié et celles qui, au contraire, doivent être reconduites dans leur pays d’origine. La Commission européenne doit dans cette optique établir une liste commune de pays sûrs, qui sera le référentiel partagé par tous les États européens.

L’histoire nous jugera sur la réponse que nous serons capables de donner à cette crise. C’est l’occasion pour nous de réaffirmer les valeurs de l’Union européenne. Ce n’est plus seulement une question d’honneur. C’est la condition de la survie d’un modèle, né de la volonté de créer les conditions d’une paix durable entre ennemis héréditaires.

Lien vers l’article :http://www.humanite.fr/migrants-quelle-reponse-politique-leurope-doit-elle-mettre-en-oeuvre-583162

BFM TV _ Débat sur la crise migratoire face à Gilbert Collard

Olivier Faure était l’invité d’Olivier Truchot le jeudi 2 septembre sur BFM TV pour un débat face à Gilbert Collard sur la crise humanitaire qui secoue l’Europe depuis plusieurs mois.

Réagissant à la publication de la tragique photo du petit Aylan Kurdi et aux nombreux drames similaires ne rencontrant pas un tel écho dans la presse internationale, le porte-parole du Parti socialiste a affirmé son entière solidarité envers les familles de réfugiés qui risquent aujourd’hui leurs vies pour rejoindre les côtes européennes. A l’image de ce que préconisent la France et l’Allemagne, tous les Etats européens doivent assumer leur responsabilité pour garantir le secours et l’accueil de ces réfugiés.