Question d’actualité sur la rumeur « théorie du genre » dans les écoles

Mardi 28 janvier, Olivier Faure a interpellé le ministre Vincent Peillon sur les rumeurs venues de l’extrême droite concernant l’enseignement de la théorie du genre dans les écoles.


28/01/2014 Question d’Olivier Faure sur la… par olivierfaure
« Monsieur le Ministre de l’éducation nationale,

La rumeur n’est hélas pas un phénomène nouveau. Mais les moyens technologiques ont renforcé sa viralité. Aujourd’hui des groupes extrémistes utilisent ce poison pour manipuler les consciences, les exciter contre des projets imaginaires, pour mieux les dresser contre le travail indispensable que vous menez pour refonder l’école.

Ainsi certains pyromanes clairement issus des rangs de l’extrême-droite développent l’idée que le gouvernement serait à la tête d’un vaste complot qui aurait pour moyen la négation de toute réalité biologique et pour but la destruction de notre civilisation. Rien de moins !

Depuis quelques jours et singulièrement depuis hier, la rumeur s’est amplifiée dans nos écoles. Cette manipulation par voie de mails et SMS dénonce, je cite, « l’officialisation et la généralisation de la théorie du genre » auprès des enfants scolarisés. Des SMS ont été jusqu’à prévenir de cours de masturbation chez les tous petits !

Le résultat a été de susciter artificiellement l’inquiétude des parents, dont certains ont même choisi de retirer leurs enfants de l’école. A cet égard, je regrette que Jean-François Copé ait choisi de relayer la rumeur en se déclarant – je le cite – « choqué par la théorie du genre » plutôt que de dénoncer l’absurdité de telles allégations.

Alors monsieur le Ministre, je souhaiterais tout simplement que vous mettiez un point final à cette rumeur absurde. »

Modifications de dessertes sur le RER D : mise au point

De nombreux habitants de la circonscription de Sénart-Le Mée m’ont récemment interpellé sur les difficultés rencontrées au quotidien sur le RER D, ainsi que sur les modifications de dessertes effectives depuis quelques semaines.  Le RER D, qui fait voyager chaque jour 550 000 personnes sur plus de 190 km de lignes, souffre depuis de nombreuses années de sous-investissements. Pendant trop longtemps, le choix a ainsi été fait de privilégier les TGV plutôt que les transports du quotidien. La tendance s’inverse aujourd’hui, et je suis heureux d’y avoir contribué en portant cette revendication et en ayant fait adopter l’an passé l’augmentation du Versement Transports dû par les entreprises pour la rénovation de nos infrastructures.

En 2009, la grande majorité des élus de la Région Île-de-France qui siègent au STIF (autorité organisatrice des transports en Île-de-France) ont approuvé la mise en omnibus pour tous les trains du RER D circulant entre Paris et Villeneuve-Saint-Georges. En supprimant les dépassements des omnibus par les directs, cette décision doit permettre de faire passer plus de trains à l‘heure et d’améliorer la régularité de la ligne tout en diminuant les problèmes techniques dus à 40 ans de sous-investissements sur le réseau ferroviaire. En bref : temps de transports rallongé mais moins de monde sur les quais. Cette solution a été le compromis trouvé entre élus de la première couronne (dont les usagers plus nombreux veulent métroïser » le RER) et ceux de la grande couronne (qui veulent des trains les plus directs possibles). Initialement, il était prévu que le RER s’arrête à chaque trajet dans les gares de Villeneuve Saint Georges, Vert de Maison, Maisons-Alfort et Créteil Pompadour. Avec Philippe Sainsard, conseiller régional et administrateur du STIF, nous avons obtenu qu’un seul arrêt soit retenu.

L’amélioration des signaux lumineux et de l’alimentation électrique doit permettre d’optimiser les temps de roulement entre deux RER, diminuant d’autant les temps d’attente pour les usagers. Enfin, 12 nouvelles rames, venant du réseau Est vont être redéployées sur la ligne D en 2014, ce qui permettra le remplacement rapide d’un train bloqué ou en panne. Il est prévu l’acquisition de 6 rames venant de la Région Nord-Pas-de-Calais pour venir renforcer le parc de la ligne D.

Aujourd’hui, les études et réflexions en cours (STIF et RFF) portent notamment : -sur l’utilisation du 3ème couple de voies entre Villeneuve-Saint-Georges et Paris, arrivant en Gare de Lyon surface ou à Bercy de façon à ajouter un train de plus sur les horaires de pointe (tout en effectuant les travaux de mise à niveau et de modernisation) pour obtenir une meilleure régularité. -sur la construction d’un 2ème tunnel entre Châtelet-les-Halles et Paris Nord.

Les 35% d’augmentation de fréquentation du RER D en 10 ans, démontrent l’urgence et la priorité à donner aux transports du quotidien. C’est la raison pour laquelle la Région et le STIF font aujourd’hui le maximum pour rattraper le retard pris en matière d’investissement et adapter le plan de circulation aux besoins des usagers. C’est le combat que je mène à la Commission des Finances comme rapporteur spécial du budget transports.

 

Mes voeux

Cher(e) ami(e),

Le Président de la République et le Premier Ministre ont présenté leurs voeux aux Français.

Cette année ces interventions traditionnelles ont donné l’occasion au couple exécutif d’affirmer des choix clairs pour l’avenir de notre pays.

Le Chef de l’Etat a confirmé la nécessité d’une remise à plat fiscale et annoncé sa volonté de parvenir à un pacte de responsabilité avec les entreprises.

Le Premier Ministre est chargé dans les deux cas d’en négocier le contenu avec le Parlement et les partenaires sociaux.

Le fil rouge de ces annonces est connu : la bataille pour l’emploi.

Certains commentateurs ont voulu voir dans cette accélération un « tournant« . Il s’agit en réalité de l’acte 2 du rapport Gallois rendu public l’an dernier et qui avait d’ores et déjà abouti à la création du crédit compétitivité emploi (CICE).

S’agit-il de cadeaux aux patrons? Ce serait une régression grave que de limiter l’entreprise à ses actionnaires ou ses dirigeants. Les entreprises, ce sont surtout des salariés qui vivent de leur travail. Les entreprises françaises ont aujourd’hui les marges parmi les plus faibles d’Europe. Elles doivent les reconstituer pour pouvoir embaucher, innover, investir dans l’appareil productif, former leurs salariés, augmenter les salaires quand leur situation l’autorise. Ces allègements de cotisations sociales seront financés par la baisse de la dépense publique et feront l’objet d’une négociation tripartite (Etat-syndicats-patronat) pour fixer les conditions d’un donnant-donnant. Cette méthode, typiquement social-démocrate, a déjà fait ses preuves depuis 18 mois en permettant des réformes qui n’avaient jamais abouti : la sécurisation du marché de l’emploi, les retraites ou plus récemment la formation professionnelle. La social-démocratie c’est la recherche du compromis sur la base d’un rapport de forces.

Les patrons sont-ils plus favorisés dans cette période d’efforts ? Qu’on en juge : suppression du bouclier fiscal, taux marginal de l’IR porté à 45%, surtaxe exceptionnelle à 75% pour les revenus supérieurs au million d’euros annuels, plafonnement des niches fiscales, rétablissement de l’ISF, taux d’imposition des revenus du capital alignés sur ceux du travail… Le virage libéral est loin. L’objectif est tout autre : fédérer les forces de toutes celles et ceux qui créent, prennent des risques, entreprennent. Le combat entamé au Bourget par François Hollande porte contre la finance folle pas contre les entreprises.

Le socialisme de l’offre s’oppose-t-il au socialisme d’inspiration keynésienne (relance par la demande) ? En 1981, l’appareil productif français n’était pas en capacité de répondre à une relance par la demande. Résultat : le déficit du commerce extérieur se creuse et trois dévaluations du Franc se suivent entre octobre 1981 et mars 1983. La politique conduite par la France aujourd’hui permet de marcher sur deux pieds, celui de l’offre et celui de la demande qu’il est absurde d’opposer : il faut reconstituer l’offre industrielle nationale, favoriser le retour à l’emploi, donc dégager du pouvoir d’achat pour les familles dont l’un des membres est au chômage, et ainsi relancer la consommation en faisant le pari qu’elle profitera d’abord aux entreprises « made in France » dont nous reconstruisons le potentiel. Nous enclenchons une boucle vertueuse production – consommation.

Les efforts en matière d’éducation et de formation servent le même objectif : donner à notre pays les moyens humains de ses ambitions avec des jeunes mieux éduqués, préparés aux défis technologiques, techniques, commerciaux, humains et citoyens.

La France est un grand pays, une Nation dont l’histoire l’a élevée au dessus même de sa puissance économique. Mais nous sommes un peuple parmi les plus pessimistes du monde. Nous ne croyons pas assez en nous-mêmes. A chacun maintenant de participer à son niveau au redressement du pays. Dans 10 ans il sera trop tard. Le modèle Français se sera évanoui, et nous aurons perdu la bataille de la compétitivité externe. L’un et l’autre sont inséparables.

 C’est cette ambition que je veux porter avec vous.

Nous venons de fêter les 40 ans de la ville nouvelle de Sénart. La ville devant soi.

Dans notre Far-Est, nous faisons la démonstration que nous pouvons tout à la fois préserver un mode de vie, à certains égards en inventer un nouveau, tout en cherchant à prendre notre part dans la mondialisation.

JFK citait cette phrase de GB Shaw : « Il y a des gens qui voient les choses telles qu’elles sont et qui se demandent pourquoi. Moi, je vois les choses telles qu’elles n’ont jamais été, et je dis pourquoi pas? »

Il n’y a que les batailles que nous ne menons pas que nous sommes sûrs de perdre. Alors « pourquoi pas » !

Très belle année à chacune et chacun d’entre vous !

Chaleureusement,

 

Olivier FAURE

 

 

 

BFMTV – Le face-à-face

Mardi 21 novembre, Olivier Faure était opposé à Guillaume Peltier sur BFMTV, pour commenter l’actualité politique. Il est revenu notamment sur le pacte de responsabilité annoncé par le Président de la République, investissement utile pour l’emploi et la compétitivité, mais qui ne doit pas être un chèque en blanc.


21/01/2014 Olivier Faure dans « Le face-à-face… par olivierfaure

Egalité entre les femmes et les hommes : la gauche fait la différence

Dès mai 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault renouait avec un objectif qui ne doit jamais être perdu : reprendre le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes. En se dotant à nouveau d’un ministère dédié, en appliquant la parité au sein du gouvernement ou en rétablissant les conseils interministériels aux droits des femmes, la gauche s’est donnée les moyens de ses ambitions. La loi-cadre que nous examinons cette semaine après son passage au Sénat, vient confirmer cette orientation. Ses mesures se déclinent selon plusieurs axes :

–          L’égalité professionnelle : réforme du congé parental pour mieux répartir entre les parents le temps passé auprès de l’enfant , restriction d’accès aux marchés publics pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité, possibilité d’actions collectives en matière de discriminations au sein d’une entreprise…

–          La lutte contre la précarité : nouvelle garantie apportées par les Caisses d’Allocations Familiales pour les pensions alimentaires non versées (presque 40% le sont avec du retard ou pas du tout aujourd’hui)…

–          La lutte contre les violences faites aux femmes : 1650 nouvelles places d’hébergement, généralisation du portable « grand danger », amélioration de l’ordonnance de protection pour éloigner les conjoints violents…

–          La parité : augmentation des pénalités pour les partis politiques ne respectant pas leurs engagements, parité au sein de tous les exécutifs locaux…

Et encore beaucoup d’autres dispositions, symboliques comme pratiques, qui démontrent une véritable volonté de faire avancer l’égalité  entre citoyens et citoyennes.

Le dossier législatif est disponible ici

Et le programme d’actions 2014 pour le droit des femmes là.