Plateforme hospitalière de Melun-Sénart : rappel chronologique

Alors que le projet a définitivement été adopté le 22 octobre dernier, voici un bref rappel de ses ambitions et de la chronologie des faits.

 

Enjeux

  1. donner à un bassin de vie de plus de 300 000 habitants un centre hospitalier à la hauteur de ses besoins et de ses attentes
  1. permettre la modernisation des infrastructures hospitalières publiques et privées existantes et dispersées
  1. Offrir une qualité de soins, une attractivité et résorber le taux de fuite des patients (50% des patients de territoire se font aujourd’hui soigner dans des hôpitaux parisiens).

 

 

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Communiqué – Future plateforme hospitalière publique-privée de Melun et Sénart : FEU VERT OBTENU !

 

Comme je m’y étais engagé, j’ai suivi ce dossier au plus près depuis juin 2012.

Ce mardi 22 octobre, après plus de 10 ans d’attente et de promesses en tous genres, nous avons enfin obtenu le soutien de l’Etat. Le COPERMO (Comité Interministériel de Performance et de Modernisation de l’Offre de soins), réuni ce jour, a donné son feu vert en validant le projet de la plate-forme hospitalière de Melun et Sénart.
Je me réjouis de cette décision et des avancées obtenues depuis la renégociation du projet avec l’ensemble des partenaires concernés (syndicats des agents hospitaliers, médecins, maires des villes concernées, partenaires public et privé) : développement d’un pôle chirurgical public permettant le libre choix du patient et garantissant à tous l’accès aux soins dans le cadre d’un service public de qualité, rédaction d’une Charte codifiant les rapports entre partenaires public et privé, prise en compte d’un développement futur de l’activité publique.
 Nous disposerons dans 2 ans d’un hôpital de référence dans le sud Seine-et-Marne associant un pôle public performant complété par un partenaire privé de qualité. Tous les coûts qui peuvent être mutualisés entre les différentes structures le seront (lingerie, informatique, sécurité…). Au final, nous ferons beaucoup mieux en limitant la dépense publique.
Les Seine-et-Marnais ont dû patienter longtemps, nous leur garantissons maintenant une offre de soins digne de ce nom.
 Que toutes celles et ceux ayant travaillé à l’élaboration de ce projet soient remerciés.
 
 
 

Budget de la Sécurité sociale : un déficit en réduction de 3,4 milliards d’euros !

Ces dernières années, la Sécurité sociale a été fragilisée par des déficits qui ont sapé la confiance dans sa pérennité et par des désengagements qui ont affaibli sa capacité à protéger. Depuis mai 2012, le gouvernement est déterminé à réduire le déficit tout en garantissant l’accès aux soins. Dans cette logique, le budget 2014 porte la marque des réformes structurelles engagées par le gouvernement (réforme des retraites, mesures relatives à la politique familiale et stratégie nationale de santé) et permet d’assurer une nouvelle étape du redressement de nos comptes sociaux.
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Budget 2014 : intervention en séance

Olivier Faure est intervenu hier lors de la discussion sur le budget 2014. Retrouvez la vidéo et le verbatim.


16/10/2013 Olivier Faure intervient sur le… par olivierfaure

Monsieur le président;
Monsieur le Ministre,
Monsieur le rapporteur général,
Mesdames et messieurs les députés,

Le débat budgétaire, ce n’est pas un alignement de chiffres, de taux ou de pourcentages dont la seule vocation serait de demeurer obscurs pour le plus grand nombre.

Cet exercice annuel est un des rendez-vous majeurs en démocratie. Un budget explicite des choix économiques, fixe des priorités, exprime une volonté politique, et livre même la philosophie de ses auteurs.
C’est pour cela que ce débat ne devrait pas être caricatural.

Le débat mérite mieux que les discours pavloviens de l’opposition : « la droite c’est moins d’impôt, la gauche c’est l’assommoir fiscal ». « La droite c’est la maîtrise des finances publiques et la gauche c’est le laxisme des dépenses ». « La droite c’est la compétitivité des entreprises et la gauche c’est l’asphyxie du système productif ».

Voilà pour les mots. Toujours les mêmes. Mille fois répétés. Comme une prière que la droite s’adresserait à elle-même. Un chapelet pour se rappeler qu’en la matière elle a beaucoup péché.

Mais au-delà des mots, il y a les actes. Je n’aurai pas la faiblesse de vous rappeler ni votre bouclier fiscal, ni ce que vous aviez fait de l’ISF, ni ce que vous n’avez pas fait pour les PME ou les TPE. Vous ne voulez plus que nous vous parlions de l’héritage que vous nous avez légué, ni de Nicolas Sarkozy. Très bien ! Limitons-nous à comparer à un instant T, le 16 octobre, ce que nous faisons et ce que vous feriez à notre place. C’est le meilleur exercice démocratique.

D’abord l’impôt. L’opposition nous dit que nous prélevons 13 milliards sur les ménages. Elle prétend faire 5 milliards d’impôts en moins. Ce qui au passage signifie qu’elle maintient 8 milliards d’impôts nouveaux.
Pour y parvenir elle suggère 5 milliards de dépenses en moins. Mais comment y parvient-elle? En prélevant justement 5 milliards de prestations sur les ménages ! Allez comprendre !
En résumé la droite nous dit : avec nous, vous payeriez 5 milliards de moins mais vous recevriez 5 milliards de moins !
Peut-être vais je trop vite. Je m’arrête donc un instant. Parce que vous avez raison il y a une astuce : ceux qui paieront moins ne sont pas les mêmes que ceux qui ne recevront plus. Ce que vous avez prévu c’est le gel de la revalorisation des pensions civiles et militaires, la restauration d’un droit de timbre pour les bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat, la baisse du nombre de bénéficiaires de la prime pour l’emploi, la baisse du nombre de jeunes qui pourront être embauchés en CDI grâce au contrat de génération, la diminution du nombre de personnes qui bénéficieront des prestations handicap…

Mais même ce chiffre de 5 milliards de baisse des dépenses est contestable! Il suffit pour cela de lire vos amendements qui ne sont pas comptés dans le chiffrage de votre contre-budget. Je n’ai pas le temps d’en établir ici la liste exhaustive, mais j’en cite quelques uns pour que chacun comprenne : retour à la défiscalisation des heures supplémentaires, rétablissement de la demie part pour les veuves que M. Fillon avait supprimée. Déplafonnement du quotient familial pour les familles aisées, suppression de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, Voilà en quatre amendements quelques milliards de dépenses supplémentaires ou de recettes perdues qui rendent dérisoire le discours que tient l’opposition.

Mes chers collègues de l’UMP et de l’UDI, vous réussissez l’exploit avec vos propositions de ne pas réduire la dépense, tout en créant de nouvelles injustices.

Et comme je vous écoute attentivement, la hausse des prélèvements obligatoires ne s’arrêterait pas au budget. S’agissant de la réforme des retraites que nous avons adoptée en première lecture hier, vous avez proposé 44 années de cotisations avec le recul de l’âge légal à 65 ans et le taux plein à 70. Mais de quoi s’agit-il sinon de prélèvements supplémentaires sur les plus modestes, sur ceux qui pourraient partir à 62 ans et qui devraient cotiser 3 années de plus pour vivre neuf années de moins? De quoi s’agit-il sinon de faire payer la retraite des cols blancs par les cols bleus?

Voilà mes chers collègues pourquoi je soutiens ce projet de budget qui a le mérite de faire des choix clairs et cohérents.
Il fait le choix de l’emploi en soutenant notre appareil productif, en choisissant l’encouragement à l’innovation, en restaurant la compétitivité de nos entreprises là où la droite ne pensait qu’à maintenir le pouvoir d’achat des patrons.

Ce projet assume une priorité celle de la jeunesse, là où l’approche à courte vue du précédent gouvernement avait conduit à abandonner la formation des maîtres et désorganisé l’école avec la suppression de 80 000 postes d’enseignants.

Ce projet enfin fait reposer 80% de l’effort sur la baisse tendancielle des dépenses là où la droite n »a jamais eu – là encore – que le courage des mots sans jamais les accompagner de résultats.

Monsieur le Ministre vous pouvez compter sur votre majorité. Avec vous nous assumons le choix de l’effort parce qu’il n’y a pas de bonne politique qui sacrifie l’avenir au présent. La France est un grand pays. Nous croyons en son redressement. Et ce budget y contribue

Un budget 2014 pour booster la reprise

Les débats de cette semaine sont consacrés à l’examen du budget 2014. Le projet de loi de finances a pour priorité l’emploi avec le soutien aux politiques volontaristes (emplois d’avenir, contrats de génération etc..), la restauration de la compétitivité des entreprises et un plan massif en faveur des filières industrielles innovantes. Ce projet poursuit l’effort de redressement des comptes publics engagé en 2012 tout en corrigeant les effets du gel du barême de l’impôt sur le revenu dont la conséquence a été l’entrée dans l’impôt de familles jusqu’ici exonérées.

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