Le Monde Magazine « Les bricoleurs du dimanche enfoncent le clou »

Le Monde Magazine « Les bricoleurs du dimanche enfoncent le clou »

 

La France va mal, mais elle se console en maniant la truelle, le tournevis et la perceuse. Près de 85 % des Français ont réalisé eux-mêmes des travaux dans leur logement entre 2010 et 2012, selon une étude IFOP commandée par la Fédération des magasins de bricolage et de l’aménagement de la maison (FMB). Ils y consacrent, selon une autre étude professionnelle, 800 euros par an. Ce qui fait d’eux les ménages les plus dépensiers en Europe dans ce domaine. De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui réclament l’ouverture dominicale des magasins de bricolage, au même titre que les enseignes de jardinage, considérant qu’il est légitime d’encourager les ménages à assurer eux-mêmes l’entretien de leur chez-soi.
« Il n’est pas question de généraliser l’ouverture de tous les commerces, mais de prendre en compte les spécificités des périurbains qui passent deux, trois ou quatre heures par jour dans les transports et dont toutes les activités périphériques sont concentrées le week-end », assure Olivier Faure, élu PS d’une circonscription « rurbaine » de Seine-et-Marne. Avec plusieurs autres députés socialistes, il vient d’adresser en ce sens une lettre au ministre du travail, Michel Sapin.
Le secteur du bricolage a le vent en poupe. Avec des outils plus ergonomiques, des produits devenus simples d’utilisation et de puissants groupes spécialisés, le marché français se porte bien dans un pays où près de 60 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Bricoler, dans cette optique, signifie investir. Selon une étude de l’Observatoire société et consommation, 69 % des Français estiment préférer bricoler plutôt que faire appel à un artisan. « Même si l’on n’est pas directement touché par la crise, on dépense moins. Et l’on redécouvre qu’in fine l’autoproduction permet d’augmenter le pouvoir d’achat », analyse le sociologue Jean Viard.
Le marché français du bricolage représente 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Avec un chiffre d’affaires annuel évalué à plus de 24 milliards d’euros, le marché français du bricolage pourrait faire encore mieux, estiment les professionnels. A condition, notamment, de généraliser l’ouverture des magasins le dimanche en Ile-de-France (de 17 à 20 % de l’activité hebdomadaire est réalisée ce jour-là). Les syndicats, de leur côté, entendent protéger la vie de famille du personnel et attaquent systématiquement les enseignes qui dérogent à la loi. Un millier de salariés du secteur, attachés à l’augmentation de rémunération liée au travail dominical, ont toutefois manifesté à Paris le 14 mai sous la bannière du collectif des Bricoleurs du dimanche. Celui-ci se targue d’avoir recueilli le soutien de 160 000 clients à travers une pétition.
Pour les Français, les travaux manuels ne sont pas seulement une nécessité pratique ou économique. Il s’agirait aussi d’une affaire d’ordre psychologique, en lien avec un mouvement sociétal de repli sur son « home sweet home ». « Les gens passent de plus en plus de temps à faire eux-mêmes et avec un degré de satisfaction considérable », souligne François Corda, vice-président de l’Union nationale des industriels du bricolage, du jardinage et de l’aménagement du logement (Unibal). Un sentiment qui serait particulièrement développé chez les femmes, suggèrent plusieurs enquêtes. « Il faut favoriser toutes les activités qu’on fait ensemble, en famille, insiste Jean Viard. La culture, la gastronomie, mais aussi le jardin et la maison. » Pourtant, si près de trois Franciliens sur quatre sont, selon une étude CSA-FMB publiée en avril, favorables à l’ouverture du dimanche, le gouvernement ne semble pas décidé à faire primer leur désir de flâner au rayon bricolage sur d’autres considérations.
Maud Noyon

 

Source de l’article http://abonnes.lemonde.fr/vous/article/2013/05/31/les-bricoleurs-du-dimanche-enfoncent-le-clou_3420799_3238.html?xtmc=bricoleurs&xtcr=1

Mobilisation pour les transports : mise en place du HCQST

Olivier Faure a présidé mardi 21 matin la séance de mise en place du Haut Comité de la Qualité de Service dans les Transports, seule instance qui réunit bénévolement tous les spécialistes autour d’une même table (élus, opérateurs, usagers etc…)

En présence du ministre Frédéric Cuvillier, Olivier Faure a rappelé que les transports sont la vie quotidienne même. « En tant qu’élu d’île de France, la moitié des sollicitations que je reçois concerne les problèmes de transport ! »

Des critères normés existent pour la qualité de service dans les transports : l’offre de service, l’accessibilité, les informations, la durée, l’attention portée au client, le confort, la sécurité et l’impact environnemental.

D’autres sujets pourront être abordés, comme les conditions de stationnement (notamment autour des parkings de RER) ou encore l’usage du numérique. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il sera intéressant de voir ce qui réussit à l’étranger, en particulier en Europe, comme à Madrid et Londres qui présentent des approches intermodales pertinentes.

Vaste chantier donc, que le HCQST mènera lors de ses quatre réunions annuelles, mais aussi dans des groupes de travail ou lors de sorties terrain.

 

Mercredi 22 mai; Olivier Faure était l’invité de France Bleu IDF pour revenir notamment sur la mise en place du HCQST.

Olivier Faure invité de la matinale de Radio Classique

Olivier Faure était lundi 20 mai l’invité politique de la matinale de Radio Classique. Il est notamment revenu sur l’attitude incohérente de l’UMP sur le mariage pour tous.

Dépêche AFP
Mariage gay – Olivier Faure : « L’UMP court après Frigide Barjot »

Le député PS Olivier Faure, ancien conseiller politique de Jean-Marc Ayrault, a jugé lundi que l’UMP courait « après Frigide Barjot » et que la manifestation du 26 mai contre le mariage homosexuel, à laquelle a appelé son président Jean-François Copé, était « contre l’esprit même de la République ». « Le défilé auquel appelle Jean-François Copé le 26 mai (…) est un défilé contre l’esprit même de la République (…) car c’est défiler contre les institutions, contre un ordre démocratique », a déclaré Olivier Faure sur Radio Classique.

Il y a vu une « volonté pour une partie de la droite la plus radicale de ne pas tourner la page, une faute de la part des dirigeants de l’UMP de courir après Frigide Barjot et son mouvement ». « Nous avons en France la droite la plus ringarde d’Europe, ou alors une droite hypocrite », a-t-il poursuivi « à propos de ceux qui à l’UMP souhaitent réécrire le texte en cas d’alternance ». Au sujet du maire UMP de Vienne (Isère) Jacques Remiller, qui refuse de célébrer des mariages homosexuels, il a relevé que « quand des adjoints sont prêts à officier, la loi est respectée ». « C’est du devoir de tous les maires de France de faire en sorte que la loi soit respectée », a-t-il dit.

Tribune d’Olivier Faure et 7 de ses collègues : « Le gauche, l’entrepreneuriat et les espoirs de croissance »

Cette tribune a également été signée par:

Corinne Erhel, Axelle Lemaire, Olivier Faure, Thierry Mandon, Michel Berson, Christophe Castaner, Laurent Grandguillaume et Fabrice Verdier.

ENTREPRENEURIAT – Dans la crise, la vitalité des entreprises de notre pays sera un facteur-clé de notre redressement. Elle doit permettre de doter la France d’une force créatrice redonnant fierté, courage et optimisme à nos concitoyens. Faire des entreprises une arme de création d’emplois, de croissance et de progrès: c’est le pari du gouvernement, c’est aussi la conviction d’une très large majorité de parlementaires qui, à gauche, soutiennent l’action gouvernementale en faveur de l’entrepreneuriat.

Comme Jaurès en son temps, à Albi, les élus sont tous les jours aux côtés des PME et de leurs entrepreneurs et salariés. Nous savons que, dans nos circonscriptions, ces chefs d’entreprise innovent, se battent avec des équipes et des ressources souvent modestes pour conquérir de nouveaux marchés, développer de nouveaux produits, transmettre leur envie de tester des réponses différentes à des besoins nouveaux. Nous voyons des hommes et des femmes -pas encore assez de femmes- passionnés, déterminés, soucieux de leurs salariés plus que de leurs chiffres d’affaires, inquiets de ne pas faire de l’humain une variable d’ajustement.

L’entrepreneuriat moderne, mû par le risque et le rêve, inscrit dans le mouvement créatif, est l’antithèse du conservatisme. Avec une conjoncture durcie, il est grand temps de construire une alliance objective avec celles et ceux qui, au quotidien, se battent comme nous pour la croissance et l’emploi dans nos territoires et à l’international. L’effort national de redressement passe par un nouveau pacte avec les entreprises de notre pays : c’est le pacte de compétitivité. Avec un nouveau volet, complémentaire et indissociable du premier : le pacte de confiance entrepreneuriale que les Assises de l’entrepreneuriat, voulues et conduites par Fleur Pellerin, ont permis de sceller de manière collaborative et participative, autour du Président de la République, du Premier ministre et des entreprises de notre pays.

Fini le temps des oppositions systématiques. La bataille à mener concerne tous les acteurs économiques, embarqués dans la même crise, les salariés comme les entrepreneurs.

Fini ensuite le temps des seuls discours macro-économiques. Nous avons changé d’approche dans la conception de notre politique économique: la croissance doit se penser globalement mais se trouver localement, en écoutant ceux qui construisent la vie économique, en concevant notre action politique comme le résultat d’un dialogue direct et permanent avec eux.

Fini le temps, enfin, d’une économie insuffisamment tournée vers les industries de demain et les nouvelles technologies. Il nous faut, à l’heure de l’internationalisation, définir une stratégie d’investissement massif dans les secteurs d’avenir.

Nous sommes de cette gauche là, de cette gauche de la production, qui croit à ceux qui créent et qui veulent réconcilier l’impératif de croissance et de compétitivité avec la dimension sociale et humaine de l’entreprise. La place de la gauche est et sera au côté de ceux -ouvriers, salariés et entrepreneurs- qui vivent de leur travail contre ceux qui vivent de la rente et de la spéculation. Nous sommes de cette gauche qui, sur le terrain, échange avec les nouveaux talents du monde des petites et moyennes entreprises et découvre des visages nouveaux et divers: jeunes, femmes, chômeurs, seniors, chefs d’entreprise issus de tous les milieux sociaux et géographiques. Dans les cités, dans les quartiers difficiles, en milieu rural, nous voulons aider à faire tomber les barrières qui peuvent encore freiner l’élan entrepreneurial de celles et ceux qui regardent l’audace avec envie.

Et nous disons à cette France entrepreneuriale: comptez sur nous pour nous battre avec vous, pour votre accès à des financements, pour une simplification de vos démarches, pour le respect des délais de paiement, pour la formation de vos salariés, leur écoute et leur implication, pour une fiscalité juste et une épargne bien fléchée, pour vous inciter et vous accompagner dans l’investissement et l’innovation, pour aller chercher des points de croissance à l’étranger par le développement d’incubateurs à l’international. Comptez sur nous pour former les jeunes générations à l’innovation et à ne pas craindre l’échec.

Nous sommes alliés, au service d’une politique de croissance et d’emploi.

Comptez sur nous car nous comptons sur vous, qui participez aux côtés de la puissance publique, chaque jour, au redressement productif de notre pays.

Source : http://www.huffingtonpost.fr/olivier-faure/entrepreneuriat-france_b_3280036.html?utm_hp_ref=france

Pour le maintien de l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche !

Olivier Faure et plusieurs collègues députés socialistes ont écrit au ministre Michel Sapin pour demander le maintien de l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche en Ile-de-France.

En effet, ces derniers mois, des procédures contentieuses engagées à l’encontre de magasins de bricolage menacent de fermeture ces magasins et mettent en danger les emplois dédiés. Cela se fait en dépit de la demande des collaborateurs volontaires pour travailler le dimanche, et des consommateurs franciliens qui veulent bénéficier d’un service auquel ils sont habitués depuis de très nombreuses années et qui correspond à leur mode de vie spécifique.

 

 

Olivier Faure est par ailleurs allé à la rencontre des salariés manifestant pour leurs droits, mardi 14 mai.


Oui au maintien de l’ouverture des magasins de… par olivierfaure