Article publié dans le Parisien Seine-et-Marne : à chacun sa voie pour les jeunes députés du PS

A chacun sa voie pour les jeunes députés PS

THOMAS POUPEAU

En juin dernier, la Seine-et-Marne a envoyé trois députés socialistes à l’Assemblée nationale après dix ans de règne sans partage de la droite. Alors que le Parti socialiste se choisit un nouveau chef ce week-end au congrès de Toulouse, on devine chez ces trois élus issus de la nouvelle génération une gestion différente de leur mandat législatif et de leur avenir politique.

Olivier Faure, 43 ans, la nouvelle star

Député de la 11e circonscription (Sénart-Le Mée), cet ex-conseiller municipal de Champs-sur-Marne devrait jouer les premiers rôles dans le futur bureau national du PS. S’il assure « ne pas vivre ce congrès comme un avènement personnel », les couloirs de la rue de Solferino bruissent de plus en plus fort des rumeurs sur sa nomination à l’un des postes de porte-parole. « Je ne veux pas préjuger de ce qu’il va se décider », tempère cet homme de réseaux, proche de Jean-Marc Ayrault et qui fut le collaborateur de Martine Aubry puis de François Hollande.

Membre de la commission des Finances, l’élu est aussi rapporteur spécial sur les infrastructures de transports collectifs et ferroviaires. Localement, c’est le moyen pour lui de « défendre les intérêts des périurbains que sont les habitants de Sénart » et de relancer le débat « sur l’installation d’une gare TGV à Lieusaint-Moissy ».

Eduardo Rihan-Cypel, 37 ans, l’étoile montante

Pendant la campagne des législatives, il jouait au foot avec les gamins du quartier du Mail, à Torcy, dans la 8e circonscription (Torcy-Bussy-Roissy), où il a fait tomber Chantal Brunel. Aujourd’hui, il est de tous les plateaux de télévision, notamment les chaînes d’info continue : « Sauf contrainte d’emploi du temps, je réponds positivement aux demandes car cela fait partie du rôle d’un parlementaire. C’est une façon comme une autre de défendre nos idées! » Seul plateau TV volontairement refusé : un 20 Heures pour évoquer l’interpellation d’un islamiste présumé à Torcy. « Trop voyeur », estime-t-il.

Membre de la commission de la Défense nationale et des forces armées, il est aussi l’un des trois députés chargés de rédiger un livre blanc en matière de sécurité nationale. Pour autant, Eduardo Rihan-Cypel n’est pas encore monté à la tribune. « Mais je ne fais pas la course à l’échalote pour être celui qui pose le plus de questions, assure-t-il. Ma priorité, c’est le terrain. »

Emeric Bréhier, 40 ans, le discret

Député de la 10e circonscription (Chelles-Champs) et premier fédéral – il passera la main le 15 novembre prochain -, celui qui est toujours adjoint au maire de Chelles aime l’ombre. En tout cas pour l’instant. Beaucoup moins exposé que ses camarades, il assure « refuser toutes les sollicitations » des télévisions. « J’estime que ce n’est pas à moi d’intervenir sur tous les sujets, il y a des porte-parole dont c’est le job, lance-t-il. C’est aussi une question d’emploi du temps : je sors du congrès fédéral du PS seine-et-marnais et je prépare celui du courant politique de Pierre Moscovici. »

Outre les permanences qu’il tient dans les mairies de sa circonscription, Emeric Bréhier est membre de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation, ainsi que celle des Affaires européennes. Et aux plateaux télé, il préfère la tribune de l’Assemblée : « J’y ai fait une intervention dans le cadre du pacte budgétaire européen. Avec beaucoup d’émotion. »

Leave a comment

nom*

email* (not published)

site internet