Article sur Le Monde.fr : le parti socialiste désigne des nouveaux secrétaires nationaux


Le parti socialiste désigne des nouveaux secrétaires nationaux

avec AFP 

L’ex-candidate à l’Elysée Ségolène Royal a été désignée secrétaire nationale auprès de la première secrétaire, Martine Aubry, en charge des « mobilisations citoyennes », dans la nouvelle direction du PS renouvelée après les élections présidentielle et législatives.

Ex-rivale de Martine Aubry au congrès de Reims en 2008, longtemps en marge de la direction du PS, Ségolène Royal figure en haut de la liste des nouveaux secrétaires nationaux, qui remplacent les anciens nommés au gouvernement.

Suppléant de Laurent Fabius à l’Assemblée et « plume » du projet socialiste, Guillaume Bachelay est, lui, promu « conseiller politique », secrétaire national aux relations extérieures (avec les autres partis).

Le sénateur de Paris David Assouline est le nouveau porte-parole du PS en remplacement de Benoît Hamon, cédant son poste de secrétaire national à la communication à Olivier Faure, député, conseiller spécial officieux du premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Dès mercredi soir, Martine Aubry avait annoncé l’arrivée de nouvelles têtes à la direction du PS représentant toutes les sensibilités du PS, comme la députée Karine Berger (économie) ou Charlotte Brun (affaires sociales).

Son bras droit, le nouveau député Jean-Marc Germain, est nommé secrétaire national au travail et à l’emploi, tandis qu’un proche de Benoît Hamon, le jeune député-maire d’Annonay Olivier Dussopt, devient président du Forum des territoires.

La députée des Français de Grande-Bretagne, Axelle Lemaire, qui avait décliné l’offre de François Hollande de rejoindre le gouvernement, devient secrétaire nationale aux Français de l’étranger.

Article sur l’Express.fr – Le PS renouvelle ses équipes

Le PS renouvelle ses équipes
Par Matthieu Deprieck

Le parti socialiste a subi une vague de départs suite à sa victoire à la présidentielle et aux législatives. David Assouline devient porte-parole, Ségolène Royal est chargée des mobilisations citoyennes et de nombreux élus sont nommés secrétaires nationaux.

« Suite au départ de nombreux socialistes partis vers d’autres fonctions, au gouvernement ou au Parlement, l’équipe du Parti socialiste est renouvelée avec l’arrivée des secrétaires nationaux suivants. » C’est par communiqué que le PS annonce sa mue.

Parmi les changements les plus notables, on note l’arrivée de Ségolène Royal à une nouvelle fonction. Elle est désormais chargée des mobilisations citoyennes. La fabiusien Guillaume Bachelay obtient, lui, une belle promotion. Il est désormais officiellement conseiller politique et hérite du poste stratégique de « secrétaire national chargé des relations extérieures ». C’est donc lui qui se chargera de toutes les discussions avec les partenaires de gauche, du Front de gauche aux écologistes.

David Assouline, proche de Martine Aubry, remplace Benoît Hamon au poste de porte-parole.

Au final, une trentaine de nouveaux secrétaires nationaux est nommée. Beaucoup de jeunes élus, inconnus du grand public. C’est le cas, par exemple, de Matthias Fekl, chargé de la Réforme de l’Etat et des institutions, ou d’Axelle Lemaire aux Français des étrangers. Cette dernière, toute nouvelle députée d’Amérique du Nord, avait décliné la proposition de François Hollande de devenir ministre déléguée aux Français de l’étranger.

En plus de consacrer un changement de génération à la direction du PS, ce nouvel organigramme respecte les équilibres politiques (le hollandais Olivier Faure, un temps pressenti comme premier secrétaire en remplacement de Martine Aubry, « prend » la communication du parti, le « vallsien » Luc Carvounas s’occupera du numérique, l’hamoniste Charlotte Brun…). Plusieurs proches de Martine Aubry font également leur entrée: la maire de Reims,Adeline Hazan (droit des Femmes) comme l’ex directeur de cabinet,Jean-Marc Germain (travail et emploi).

Article dans Les Echos : Trois députés socialistes déjà en première ligne au Palais-Bourbon

Trois députés socialistes déjà en première ligne au Palais-Bourbon

Ils vont jouer ou jouent déjà un rôle important dans les débats à l’Assemblée. De par leur poste au Palais-Bourbon ou leur proximité avec l’exécutif.

Leur nom ne dit encore rien au grand public. Mais les députés socialistes Christian Eckert, Catherine Lemorton et Olivier Faure s’imposent déjà comme des personnalités influentes au Palais-Bourbon.

Christian Eckert un mathématicien au budget

A cinquante-six ans, le député de Meurthe-et-Moselle Christian Eckert occupe l’une des fonctions les plus stratégiques de l’Assemblée : celle de rapporteur général de la commission des Finances. Il est ces jours-ci en première ligne à l’occasion de l’examen du collectif budgétaire et multiplie les rendez-vous à Bercy, Matignon et l’Elysée ainsi que les auditions au Palais-Bourbon pour parvenir à jouer, « dans cette période sensible », ce qu’il appelle son « rôle de passerelle » entre les députés et l’exécutif.

Ce mathématicien de formation – il a été prof de maths pendant vingt-cinq ans -est entré au Palais-Bourbon en 2007 par la commission des Affaires sociales. Il montre sa disponibilité pour les séances de nuit et sa pugnacité dans la bataille contre le travail du dimanche. Ce qui lui vaut en cours de mandat, une promotion à la prestigieuse commission des Finances. Bagarreur lors des questions d’actualité au gouvernement, il met en cause, avant même l’affaire Bettencourt, un « conflit d’intérêts » chez Eric Woerth, qui cumule alors les fonctions de ministre du Budget et de trésorier de l’UMP.

Cet amateur de romans policiers qui a toujours vécu en Moselle (il est maire de Trieux depuis 1989) est, au PS, un des membres du courant Fabius. En décembre 2011, il a cosigné avec le député UMP François Cornut-Gentille un rapport très sévère qui a fait grand bruit. Les deux élus estimaient que l’objectif « de faire mieux avec moins a sans doute atteint ses limites ». Un problème qui va se reposer bientôt dans les ministères non prioritaires…

Catherine Lemorton une pharmacienne aux affaires sociales

Début juillet, la nouvelle présidente de la commission des Affaires sociales allait s’enquérir à l’Elysée des éléments de langage à décliner dans les médias lors de la conférence sociale. C’est le côté « bon soldat », dixit un pilier du groupe PS, de cette femme de cinquante et un ans. Celui qui, malgré son caractère entier, lui permet de « très bien s’entendre », souligne-t-elle, avec la ministre Marisol Touraine, qui l’avait appelée à ses côtés dans l’équipe de campagne de François Hollande. « Je suis plus à gauche qu’elle sur l’échiquier du PS et on n’est pas toujours d’accord mais elle sait que jamais cela ne sort à l’extérieur », assure la députée de Haute-Garonne.

Entrée sur le tard au PS, au lendemain du traumatisme du 21 avril 2002, cette pharmacienne a été élue à l’Assemblée dès 2007, en battant le maire de Toulouse de l’époque, l’UMP Jean-Luc Moudenc. Avocate convaincue du mandat unique, elle s’est alors beaucoup investie dans la politique du médicament, dénonçant avec constance l’influence de l’industrie pharmaceutique. Elle a percé dans les médias au moment du débat sur la loi faisant suite au scandale du Mediator. Ce sujet lui a aussi valu une tempête lorsque la lobbyiste du laboratoire Servier l’a désignée comme l’un de ses interlocuteurs au Palais-Bourbon. Ce qu’elle avait vivement récusé.

Si le gros de son travail aura lieu à l’automne avec le PLFSS, Catherine Lemorton rode déjà ses argumentaires pour défendre les dispositions du collectif budgétaire concernant son secteur. Ainsi de la défense de la taxation de l’épargne salariale : « Une mesure de justice entre les salariés des grandes entreprises qui en bénéficient et ceux des PME qui n’ont que leur salaire », dit-elle.

Olivier Faure un homme de l’ombre dans l’hémicycle

Il n’est député que depuis juin mais il connaît le Palais-Bourbon par coeur. Olivier Faure, quarante-trois ans, en a déjà exploré toutes les facettes comme conseiller parlementaire de la ministre de l’Emploi Martine Aubry (de 1997 à 2000), puis secrétaire général du groupe PS présidé par Jean-Marc Ayrault (de 2007 à 2012). A ce poste, il a souvent été à l’origine des coups d’éclat des députés PS dans l’hémicycle (comme les panneaux ORTF brandis lors du débat sur l’audiovisuel public).

Fidèle de François Hollande, dont il a été directeur adjoint de cabinet de 2000 à 2008 rue de Solferino, puis chargé des études d’opinion durant la campagne présidentielle, Olivier Faure est de longue date au coeur du réacteur socialiste. Encore récemment conseiller politique à Matignon, il a fait quelques heures supplémentaires, après son élection au Palais-Bourbon, pour préparer la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

Cette double proximité – avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault -a failli lui coûter son investiture aux législatives car le PS de Martine Aubry avait dans un premier temps réservé sa 11e circonscription de Seine-et-Marne aux écologistes. Mais elle lui vaut aujourd’hui quelque avantage : celui d’accéder à la prestigieuse commission des Finances dès son premier mandat. Elu de la grande couronne, Olivier Faure devrait être nommé rapporteur spécial sur le transport ferroviaire, un poste qui lui permettra de combiner les problématiques quotidiennes de ses électeurs franciliens et le dossier, très politique, du devenir de la SNCF. Longtemps homme de l’ombre et désireux d’être « pleinement député », ce quadra a bien l’intention de faire entendre sa voix dans l’hémicycle.

ELSA FREYSSENET

Article sur le Huffington Post.fr – Congrès du PS : derrière les contributions, l’autre bataille politique de l’automne

Congrès du PS : derrière les contributions, l’autre bataille politique de l’automne
Par Geoffroy Clavel

CONGRÈS – En novembre, l’UMP se choisira un nouveau président. En octobre, le PS choisira de soutenir avec ou sans condition le président de la République. En dépit du raz-de-marée socialiste dans tous les scrutins intermédiaires depuis les élections européennes de 2009, le parti majoritaire hésite sur la marche à suivre: serrer les rangs derrière le gouvernement ou incarner une force de soutien autonome.

Le conseil national du PS qui se tient ce mercredi 18 juillet marque la première étape de cette bataille hautement politique qui se profile. C’est à cette occasion que les socialistes vont enregistrer les fameuses « contributions », textes d’orientation politique qui préfigurent les motions autour desquelles se structurent les « courants » qui font et défont les majorités au sein du parti.

 Le coup de force de Ayrault et Aubry

Pour éviter que le PS n’aborde le quinquennat en ordre dispersé, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont présenté une contribution commune visant à imposer -« verrouiller » disent leurs détracteurs- une ligne majoritaire et solidaire. « Entre le parti, le gouvernement et nos groupes parlementaires, le dialogue doit être permanent et reposer sur trois mots d’ordre (…): soutenir, agir, innover », écrivent le Premier ministre et la Première secrétaire sortante, dont on ignore encore si elle se représentera à la tête du PS.

L’objectif est donc clair: pas question de laisser la ligne sociale-démocrate du gouvernement se faire déborder par l’aile gauche du parti, au moment même où l’exécutif met en place d’impopulaires mesures d’austérité.

Le coup de force du tandem est diversement apprécié à gauche, d’autant que les deux leaders ont exigé que la contribution soit soutenue « de façon exclusive » par « l’ensemble des dirigeants du PS, comme les membres du gouvernement ».

Les « hollandais » tenus de rentrer dans le rang

L’initiative aura eu au moins un résultat: celui d’empêcher la constitution d’un front social-démocrate et hollandais contre la majorité sortante. Après avoir signé une tribune dans Le Monde, prémisse d’une contribution des proches du président de la République, le ministre Stéphane Le Foll et ex-bras droit de François Hollande est finalement rentré dans le rang… en espérant qu’une plus grande place sera faite aux « Hollandais » dans la future direction.

Le ministre de l’Education Vincent Peillon et son courant Espoir à gauche ont également décidé de se rallier, suivis par d’autres ministres et ténors locaux. « Traditionnellement, dans la phase des contributions précédant le congrès, il y avait toujours une expression des courants, mais il faut reconnaître qu’au moment où nous sommes, il y a un courant réformiste très large qui soutient le Premier ministre », concède le marseillais Patrick Mennucci.

L’aile gauche du PS en rupture

Chef de file de l’aile gauche du PS, le ministre délégué à l’Economie solidaire, Benoît Hamon, a lui choisi son camp: il ne signera pas le texte Ayrault/Aubry mais celui de ses amis du courant « Un monde d’avance » (UMA). La ligne est claire: « Les peuples sont à la fois les principaux acteurs et les premières victimes des politiques d’austérité menées jusqu’à aujourd’hui. Pour eux, pour nous, nous refusons ces politiques »,écrivent les signataires sur leur site.

La ratification du pacte budgétaire européen, finalement validé par François Hollande en échange d’un autre pacte consacré à la croissance, promet d’être une ligne de clivage importante. Membre de l’UMA, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a déjà prévenu qu’elle ne ratifierait pas le traité, qualifié de « verrou libéral-conservateur ».

Derrière les contributions, la question lancinante du leadership

Signe que l »unanimité recherchée par le Premier ministre est loin d’être acquise, d’autres contributions sont soumises au conseil national ce mercredi: des textes personnels (comme la pièce de théâtre en deux actes signée par Julien Dray), ou issus de mouvements minoritaires (Pôle Ecolo et Utopia), ainsi qu’un texte intitulé « De la rénovation à l’innovation » paraphé par des proches d’Arnaud Montebourg.

Candidat au poste de Premier secrétaire, le sénateur Gaëtan Gorce signe lui aussi sa propre contribution. Mais la bataille pour le leadership reste entravée par le suspense entretenu par Martine Aubry sur ses propres intentions. « Elle veut partir. Elle l’a dit devant le bureau national de mardi dernier », affirme le secrétaire national aux élections Christophe Borgel. « Je pense qu’elle n’a pas décidé car elle est obsédée par la mise en place d’une bonne équipe de relève. Comme celle-ci ne se dessine pas, elle ne veut pas laisser le témoin à terre », expliquait la semaine dernière un proche de la Première secrétaire. « Elle est poussée par ses proches à rester. Et elle restera si on lui impose François Rebsamen », avance un cadre du parti.

A moins qu’elle ne désigne un héritier qui conviendrait au chef du gouvernement. Le nom du député Olivier Faure, conseiller spécial de Jean-Marc Ayrault, a un temps circulé avant que le scénario ne soit écarté par le principal intéressé. Comme quoi, les socialistes n’ont rien à envier aux joutes politiques de leurs adversaires de l’UMP.

Article de Libération : Les statuts de pierre du PS


Les statuts de pierre du PS
Les nouvelles règles déplacent le combat des chefs avant le congrès.

Laure Bretton

Derrière le barouf, les statuts. L’électricité qui règne au Parti socialiste depuis mardi soir s’explique aussi par une modification du code électoral interne, adoptée dans l’indifférence il y a deux ans. Ce changement donne une partie de son sens au bras de fer engagé aujourd’hui entre les leaders de courants et les chefs de la majorité, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry. Couplée au fait que la gauche est au pouvoir, la modification des statuts de juillet 2010 change la face du prochain congrès, comme si on fusionnait scrutin législatif et présidentiel.

Cette année, le premier signataire d’une «motion» (texte d’orientation programmatique) sera automatiquement candidat au poste de premier secrétaire. Les militants voteront donc d’un coup, en octobre, pour un programme et un leader. Exit le choix du chef au suffrage universel direct après le congrès, nouveauté mise en place par Lionel Jospin en 1994 qui avait rapproché le PS des règles de la Ve République.

Liturgie. Cela devrait empêcher toute réédition du calamiteux congrès de Reims, en 2008, où le duel Royal-Aubry s’est joué deux fois à deux semaines d’intervalle : sur leur motion et sur leur nom. Et cela fait passer à la trappe une grande partie de la liturgie socialiste, comme la recherche de la «synthèse» entre courants qui s’étirait naguère sur toute une «nuit des résolutions» et obligeait au rassemblement. Au moins devrait-on connaître le nom du successeur de Martine Aubry le 12 septembre, date du dépôt des motions.«Au PS, parti d’idées, on n’avait plus envie d’avoir des combats d’hommes sans idées derrière», défend Jean-Marc Germain, directeur de cabinet d’Aubry . D’où, depuis quelques jours, la mobilisation des ténors du parti pour exister sur leur nom au stade des«contributions» puisque se profile l’idée d’une motion ultra-majoritaire dans deux mois.

Tandem. Qui pourrait bénéficier de ces nouveaux statuts ? Pour un élu proche de Vincent Peillon, «ils offrent un boulevard à Aubry» si elle décidait de rempiler. Candidats officiels, Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir signeront la contribution Aubry-Ayrault. Il y a aussi en lice le tandem du sénateur de la Nièvre Gaëtan Gorce et de la jeune élue parisienne Juliette Méadel.

Mais le Parti socialiste bruisse de rumeurs sur d’autres candidatures. «Il faut quelqu’un qui signe l’image du changement», plaide le député Thierry Mandon, qui veut un saut de génération. Dans cette catégorie, il y a Olivier Faure, proche de Ayrault et de Hollande; mais le quadra, tout juste élu député de Seine-et-Marne, dément. Les noms d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, et de Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, sont également mis en avant. Sans qu’apparemment elles n’aient rien demandé. Mais une femme succédant à une femme à la tête du parti serait un signe fort de rénovation politique.

Article sur l’Express.fr : Olivier Faure, un coup tactique d’Aubry et d’Ayrault

PS: Olivier Faure, un coup tactique d’Aubry et d’Ayrault

Par Marcelo Wesfreid

Le nom du député Olivier Faure circule pour prendre la tête du Parti socialiste à l’automne. Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, avec qui il a travaillé, l’auraient choisi conjointement. L’intéressé dément.

Longtemps homme d’influence au PS, Olivier Faure est en train de passer de l’ombre à la lumière. Pas seulement parce qu’il vient d’être élu député de la Seine-et-Marne. Mais parce que ce quadra serait, selon Paris-Match, le candidat soutenu par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry pour prendre la tête du PS à l’automne, dans le cadre d’une alliance tactique entre ces deux responsables.

>> Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault veulent verrouiller le PS

Qui est Olivier Faure? Son CV semble parfait pour ce mariage de raison. Ancien conseiller de Martine Aubry dans le gouvernement de Lionel Jospin, il a été le bras droit historique de Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée nationale, quand le maire de Nantes dirigeait le groupe PS. Il occupait le poste de « secrétaire général » du groupe. Juriste de formation, il est le fils d’un fonctionnaire du Trésor public et d’une mère infirmière. Par ailleurs, il a longtemps travaillé comme directeur de cabinet adjoint de François Hollande, Rue de Solferino.

Fin analyste, il est rodé aux rapports de force politiques et aux rouages d’appareil. Ce serait un saut générationnel. Faure a 42 ans. C’est une tradition. En 1981, François Mitterrand avait propulsé Lionel Jospin, alors quadra, à la tête du PS. En 1997, celui-ci avait à son tour poussé la candidature d’un député, également quadra: François Hollande.

Qu’en dit Olivier Faure? Pour l’instant, l’intéressé dément formellement l’affirmation de Paris-Match. Rumeur infondée ou ballon d’essai? Déjà, mardi soir, alors que les « hollandais historiques » s’étaient réunis au ministère de l’Agriculture, pour préparer le congrès du PS de l’automne, l’hypothèse d’un accord Aubry-Ayrault autour d’Olivier Faure circulait avec insistance dans les rangs des amis de François Hollande.

Un scénario qui suscite des commentaires acerbes. « On se retrouve tout à coup coincé par cette alliance et mis devant le fait accompli d’une candidature Faure, se lamente un participant à ce conclave. Ce qui devait être une traditionnelle négociation serrée d’avant-congrès entre sensibilités du PS est en train de tourner au rapport de force public. On doit réagir. »

Le prochain congrès du PS s’annonçait relativement apaisé. C’est raté.

Article sur Le Point.fr – Olivier Faure : « Si j’étais leur candidat, Aubry et Ayrault me l’auraient dit »


Olivier Faure : « Si j’étais leur candidat, Aubry et Ayrault me l’auraient dit »
Il serait poussé par le Premier ministre et la première secrétaire pour devenir patron du PS. Le député de Seine-et-Marne dément.

Par Charlotte Chaffanjon

La valse des noms pour le poste de premier secrétaire du PS est lancée. Martine Aubry a annoncé qu’elle cédait sa place au congrès de Toulouse, ce qui ouvre un immense champ des possibles pour sa succession. L’ancien premier secrétaire par intérim Harlem Désir et le député de Paris, ex-pilier des strauss-kahniens Jean-Christophe Cambadélis sont officiellement candidats. Le maire de Dijon François Rebsamen, proche de François Hollande, est sur les rangs. Et la maire de Lille elle-même n’est pas toujours très claire sur sa réelle volonté de partir…

Mais ce matin, Paris Match sort un nouveau nom : celui d’Olivier Faure, 43 ans, ancien secrétaire général adjoint du groupe PS à l’Assemblée, nouveau député de Seine-et-Marne et surtout très proche de Jean-Marc Ayrault. Il serait le candidat du Premier ministre et de Martine Aubry. Joint par Le Point, il dément : « Si j’étais le candidat de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, ils me l’auraient dit… Je n’ignore pas que la rumeur existe, mais nous n’en avons jamais parlé. »

En revanche Olivier Faure s’est entretenu avec le Premier ministre hier soir sur la contribution commune qu’il a choisi de cosigner avec la première secrétaire du PS en vue du congrès. Et Ayrault lui a promis : « Il n’a jamais été évoqué avec Aubry un deal sur le nom du notre futur candidat. Pour l’instant, nous en sommes à l’accord sur le texte. » Faure l’assure : « Je me reconnais complètement dans la démarche de Jean-Marc. » Ce qui est un bon début, au cas où.