Dépêche AFP : Ayrault « se comportera » en Premier ministre, pas en collaborateur

PARIS, 31 mai 2012 (AFP) – – Olivier Faure, conseiller spécial du Premier ministre et candidat aux législatives, a assuré jeudi sur Europe 1 que Jean-Marc Ayrault « se comporterait » en chef de gouvernement et ne serait pas réduit au rang de simple « collaborateur » comme François Fillon.

M. Faure, déjà conseiller de M. Ayrault à l’Assemblée nationale, a décrit le chef du gouvernement comme « un manager, quelqu’un qui organise une équipe, travaille collectivement ».

« On a un Premier ministre, François Fillon, qui a accepté le sort d’un collaborateur et aujourd’hui un Premier ministre qui se comportera en Premier ministre, conformément au souhait de François Hollande », a ajouté M. Faure.

Nicolas Sarkozy avait en effet décrit M. Fillon, au début du précédent quinquennat, comme un simple « collaborateur ».

Selon M. Faure, « très tôt, François Hollande a expliqué à son Premier ministre qu’il ne souhaitait pas rester sur la voie tracée » par le précédent couple exécutif.

« La régulation, la coordination se feront à Matignon », a assuré M. Faure, candidat socialiste en Seine-et-Marne.

La grande conférence sociale, qui doit être organisée avant le 14 juillet, sera ainsi introduite par le chef de l’Etat mais elle est « préparée très largement à Matignon et le débat sera mené par le Premier ministre et ses ministres », a expliqué M. Faure.

mat/sm/df

Article dans le Parisien : Et maintenant la Fauremobile !

Après des candidats tels que Lionel Walker (PS) dans la 1re circonscription (Melun-Perthes), Yves Jégo (PR) dans la 3e circonscription (Montereau-Mormant), Célia Firmin (PS) dans la 4e (Provins-Rebais) ou Guy Geoffroy (UMP) dans la 9e (Pontault-Combault), c’est au tour d’Olivier Faure, candidat socialiste pour la 11e circonscription (Sénart-Le Mée), de se doter d’une permanence mobile.

Il présentera ce véhicule de campagne ce matin à 11 heures, au marché de Moissy-Cramayel (avenue Philippe-Bur).

Article dans l’Est Républicain : « La grande absente »

LORSQUE LA NOUVELLE de l’absence de Martine Aubry dans la future équipe est confirmée, hier matin, la cour de l’hôtel de Matignon s’agite. « Elle aurait pu être Premier ministre, elle ne l’est pas, elle n’a pas souhaité d’autre fonction gouvernementale, ce n’est pas une surprise », tranche Olivier Faure, conseiller politique de Jean-Marc Ayrault. A l’entendre, pour la maire de Lille, c’était Matignon ou rien. Info ou intox ? Certains en doutent. Certes, l’antagonisme de la première secrétaire du Parti socialiste et du président est connu. Mais a-t-il suffi seul à compromettre un accord ? Se montrait-elle trop gourmande ? « Elle s’occupera de la campagne législative avec Jean-Marc Ayrault », élude Olivier Faure.

« Où est Martine ? »

Martine Aubry l’a admis, la nomination du député de Loire-Atlantique et maire de Nantes relève de la « cohérence politique ». Lui et François Hollande sont des « réformistes » et des complices de longue date. L’entourage du chef de l’Etat n’ignorait pas qu’avec Martine Aubry à la tête du gouvernement, la « cohabitation » entre l’Elysée et Matignon aurait été délicate, sinon musclée. Si elle a mené campagne « loyalement » pour le vainqueur des primaires, la fille de Jacques Delors n’en pensait pas moins. Chacun se souvient de son allusion à la « gauche molle » et de sa critique de la gestion du PS par son prédécesseur. A l’issue du meeting du candidat à Lille, elle s’était d’ailleurs éclipsée alors qu’on l’attendait à un pot. « Où est Martine ? », avait demandé François Hollande, surpris. Aujourd’hui, il sait qu’elle reste aux commandes du PS, autre poste de pouvoir et d’influence. Il n’est pas sûr que cela le rassure.

J.-P. T.

Article dans le Point : Des experts proches de l’UMP pronostiquent un résultat serré. Optimistes ?

La droite ne s’avoue pas vaincue. Le « troisième tour » de la présidentielle pourrait réserver des surprises. Les élections législatives seraient plus serrées que la logique institutionnelle ne le laisserait prévoir. Jusqu’ici, les Français ont toujours donné une majorité de députés au président fraîchement élu. Mais plusieurs éléments sont de nature à contrarier les habitudes. C’est du moins l’espoir, sinon la conviction, des dirigeants de l’UMP, qui s’appuient sur des projections en sièges flatteuses pour la majorité sortante. Selon la carte des circonscriptions élaborée par les experts de La Lettre de l’opinion, dirigée par Guillaume Peltier, secrétaire national de l’UMP, les résultats s’annoncent incertains pour la gauche. Avec un socle assez élevé de fiefs, il suffirait à la majorité sortante de faire basculer une quarantaine de sièges indécis pour l’emporter.

Christian Jacob, le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale sortante, se réjouit de cet état des lieux, tout en assortissant ses pronostics de quelques conditions (voir entretien). Jean-François Copé espère aussi faire mentir les pronostics de victoire des socialistes. Est-ce irréaliste ? L’analyse d’experts indépendants conduit à penser que rien n’est écrit d’avance. Ainsi Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences po – le Cevipof -, juge-t-il le « rapport de forces plus serré qu’on aurait pu le croire ». Il tire ses conclusions de l’examen des chiffres de la présidentielle : « L’étroitesse du différentiel entre gauche et droite, les capacités dynamiques internes à chacune des deux grandes familles de l’opinion publique ainsi que la volonté de préserver un certain équilibre des forces dans un système où l’essentiel des pouvoirs nationaux et locaux est à gauche redonnent à l’échéance législative tout son sel. »

Sur quoi peut miser l’UMP ? D’abord sur la force personnelle de ses sortants. Ils ne pâtissent pas du même rejet que Nicolas Sarkozy. Certes, François Hollande est arrivé en tête dans 333 circonscriptions sur 577, mais ce résultat n’est pas mécaniquement projetable sur le sort des élus. Beaucoup sont implantés depuis longtemps et ont déjà résisté à des vagues roses. Ensuite, les électeurs pourraient être sensibles à l’idée de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier, alors que le Sénat et la plupart des collectivités locales sont déjà à gauche. Enfin, il n’y a pas eu d’élan considérable en faveur de François Hollande sur lequel pourraient surfer ses partisans. La France reste fondamentalement à droite. Les 2 millions d’électeurs qui se sont portés sur le candidat socialiste au second tour de la présidentielle sans avoir voté pour lui au premier réitéreront-ils leur geste ? L’ambiance n’est forcément plus la même.

Beaucoup dépendra des scores obtenus par les candidats du Front national aux législatives. A l’UMP, on mise sur le décalage enregistré traditionnellement entre les résultats présidentiel et législatif. Les candidats « marinistes » bénéficieront-ils cette fois-ci de l’élan de leur chef de file ? Pâtiront-ils, comme d’habitude, d’une participation moins élevée, qui mettrait la barre haut pour pouvoir se maintenir dans le cadre de triangulaires ? Dans l’incertitude, personne ne peut réellement prévoir de résultats nets. Marine Le Pen a prévenu qu’elle ne ferait pas de cadeaux quand elle aura une fenêtre de tir sur le terrain. Elle en aura peut-être moins qu’elle ne le souhaite.

« La digue va sauter ». A gauche, on veut croire au sens pratique des Français.« Les Français voudront donner une cohérence à leur vote, assure Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections.Ils donneront d’autant plus une majorité au président que le pays fait face à la crise. Je doute que la perspective d’avoir Copé comme Premier ministre les incite à voter pour une cohabitation. » Le secrétaire général du groupe socialiste à l’Assemblée, lui-même candidat aux législatives, Olivier Faure, pense également que l’hypothèse d’une victoire de la droite « est une vue de l’esprit. La vague passera parce que la digue d’en face va sauter. Les vaincus sont toujours un peu démobilisés ». On trouve tout de même un Jean-Christophe Cambadélis pour reconnaître que rien n’est joué : « Obtenir la majorité n’est pas mécanique. La droite est haute. Les Français confirmeront sans doute leur vote à la présidentielle, mais la majorité absolue peut nous échapper. C’est un enjeu pour l’UMP. »

A droite, on attend avec gourmandise les premiers pas de Hollande, certain que le nouveau président finira par avoir des ennuis très vite. Le socialiste Vincent Peillon admet que les prochaines semaines seront déterminantes pour les législatives : « Tout dépendra de la manière dont Hollande s’en sort, que ce soit pour la formation du gouvernement ou dans les négociations européennes. » « Ensemble, choisissons la France » : tel est le slogan choisi par l’UMP de Jean-François Copé. Les mêmes mots avaient été utilisés par François Hollande. Reste à savoir si, les 10 et 17 juin, les électeurs les écriront en bleu ou en rose.

Sylvie Pierre-Brossolette

Article dans le Point : Fini de rire

Un « paratonnerre social » et une grande manip’ avortée avec la Cour des comptes : chez Hollande, on se prépare au pire.

Eviter le « syndrome Gandrange »… Ils ne sont que quelques-uns dans la confidence. Jean-Marc Ayrault, Marisol Touraine et Olivier Faure. Le premier cercle du président. Depuis le 6 mai au soir, depuis la victoire, ils ont cent choses en tête. Mais il y a un dossier précis sur lequel ces fidèles de François Hollande ont déjà beaucoup avancé. Sur le papier, rien de très glamour : la nomination, le plus rapidement possible, d’un haut fonctionnaire qui aura la main sur plusieurs services du ministère du Travail. Un « coordinateur » qui parlera avec les syndicats, les patrons, les préfets. Tout est presque prêt. Ceux qui prennent ces jours-ci les commandes de l’Etat ont même quelques noms en tête pour le job. Ce sera une grosse pointure, incontestée, efficace.

L’idée des proches de Hollande : nommer le plus rapidement possible un pompier. Un pompier social, une sorte de délégué interministériel discret qui n’aura qu’une mission : sauver le maximum d’emplois. L’heureux élu aura carte blanche. L’objectif politique relève du non-dit : ce « paratonnerre social » devra protéger la nouvelle équipe, le Premier ministre, le ministre du Travail et même le président. Eviter qu’à peine installés ils soient, sous le feu des médias, obligés de « gérer » eux-mêmes directement la vingtaine de plans sociaux que préparent plusieurs grandes entreprises. En clair : éviter le « syndrome Gandrange ».

Ne pas répéter l’erreur commise par Nicolas Sarkozy en 2008. Il s’était rendu chez ArcelorMittal en faisant d’innombrables promesses aux salariés. Plus de 500 emplois étaient alors menacés. Et finalement, il n’a rien pu faire pour eux. Hollande et les siens veulent donc privilégier la discrétion et surtout les solutions concrètes plutôt que les coups de com.

Fini de rire… François Hollande savait qu’après la victoire il n’aurait pas un jour d’état de grâce. Il connaît sur le bout des doigts les chiffres et les statistiques qui répètent en boucle le même refrain : l’économie française va mal, les caisses de l’Etat sont vides, le chômage est en hausse, etc. Depuis le 6 mai, ses amis tentent donc de déminer préventivement toutes les catastrophes qui menacent de leur tomber dessus. Avec cet objectif : faire en sorte, à tout prix, de ne pas polluer les premiers mois du quinquennat par des engagements intenables. Eviter une bourde qui obligerait à sortir le carnet de chèques alors qu’il n’y a plus de marge de manoeuvre budgétaire, sauf à subir les foudres des agences de notation et des marchés financiers.

Branlant, fragile. Problème : il y a des coups à prendre partout. Et ils ne s’annoncent pas forcément à l’avance. Un exemple : le lendemain de la victoire, la Bourse de Paris a plongé de près de 2 %. Pas parce que l’« adversaire sans visage », le monde de la finance, joue les gros bras face à celui qui l’a tant critiqué. Mais à cause des législatives grecques. Il n’y a plus de majorité à Athènes. Choix souverain, peut-être. Cataclysme pour la zone euro, certainement. Si la Grèce ne respecte plus le plan de rigueur imposé par Bruxelles, les Européens ne verseront plus les aides financières qui maintiennent Athènes sous perfusion. Conséquence : il faudra oublier deux ans de sommets et de plans de sauvetage pour « sauver l’euro »…

L’édifice européen est branlant, fragile. Du coup, avant même la proclamation des résultats officiels et avant la passation de pouvoir avec Nicolas Sarkozy, Herman Van Rompuy puis Jean-Claude Juncker se sont précipités à Paris pour rencontrer François Hollande. Histoire d’apprendre à connaître vite celui qui va devenir l’un des personnages clés en Europe pendant cinq ans. Discussions courtoises. La croissance ? Oui, bien sûr. Tout le monde est désormais d’accord. Au moins sur l’idée. Mais sur la méthode… Pour ce qui est de la renégociation du traité de stabilité budgétaire, ce sera nettement plus compliqué. Il faudra attendre un peu, discuter tous ensemble, apprendre à mieux se connaître, etc.

A Berlin, on n’a pas fait les choses avec autant de diplomatie. Avant même sa première rencontre en tête à tête avec Hollande, le 15 mai, Angela Merkel a marqué son territoire. Elle s’est fait applaudir au Bundestag en lançant quelques mots choisis. La croissance à crédit ?Nein !« Cela nous ramènerait au début de la crise. La croissance ne se fait que par des réformes structurelles… » Après tout, c’est la chancelière qui signe les chèques en Europe. Et elle aime le rappeler.

Manip’ avortée. A la fin de sa campagne électorale, François Hollande a lancé une idée : faire un grand audit des finances publiques. Son but : connaître exactement le découvert que Nicolas Sarkozy lui lègue. L’état de la dette, la réalité des déficits, les petits secrets cachés ici ou là… On ne sait jamais : s’il faut ralentir le calendrier des engagements pris pendant la campagne, revenir sur certaines mesures trop coûteuses, adapter le programme présidentiel aux réalités, l’audit sera politiquement utile. Ce sera la « faute à l’héritage » ! C’est de bonne guerre… A chaque alternance droite-gauche depuis trente ans, ceux qui arrivent au pouvoir ont toujours joué à ce petit jeu. L’« héritage » laissé par l’équipe précédente est toujours « calamiteux ». En 1997, Jospin avait « découvert » un trou de 15 milliards, des tonnes de dépenses engagées non financées et des recettes fiscales sur-évaluées. Pour solde de tout compte de la gestion précédente, il avait créé un impôt supplémentaire. En 2002, le gouvernement Raffarin n’avait rien fait d’autre. Jospin avait lui aussi « caché » 15 milliards d’euros de déficit budgétaire ! Celui-ci ne représentait pas 1,8 %, mais… 2,6 % du PIB. Et Raffarin était allé expliquer ça à Bruxelles, qui n’avait pas moufté.

C’était il y a un siècle. Les temps ne sont plus les mêmes. François Hollande veut lui aussi son grand audit réalisé par la Cour des comptes. Mais les technocrates proches du PS ont tiré la sonnette d’alarme. Un audit, pourquoi pas… Mais à condition de ne pas charger la barque artificiellement. La France est sous la surveillance des marchés et des agences de notation. Gonfler le déficit et surjouer l’indignation, découvrir des tas de mauvaises surprises budgétaires sous le tapis, c’est jeter le doute, entamer la crédibilité du pays. La crise de la zone euro a commencé comme cela en 2010. Papandréou a expliqué que ses prédécesseurs à la tête de l’Etat grec avaient menti. Les marchés n’ont pas apprécié. La suite, on la connaît. La « grande manip’ » de la Cour des comptes est avortée…

Autre problème : ces audits existent déjà plus ou moins. Ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. Trois jours avant l’investiture de François Hollande, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, a d’ailleurs confié à quelques parlementaires amis qu’il ferait bien sûr l’« audit » que lui demandait le président… mais que celui-ci ne serait guère différent de celui qu’il fait tous les ans en juin. Il ajoutera peut-être quelques pages bien senties si on lui pose des questions supplémentaires sur l’état du pays. Mais, contrairement à 1997 ou 2002, les comptes de la nation pour l’année écoulée sont désormais certifiés à la fin du mois de mai. La Cour des comptes émet des réserves, le ministre du Budget se défend. Mais tout est assez transparent. Même chose en juin : alors que le gouvernement commence à réfléchir aux arbitrages budgétaires, la Cour fait des recommandations précises au gouvernement sur l’état des finances du pays.

Paroles, paroles… Quant aux commissions des Finances des deux Assemblées, elles ont désormais un vrai pouvoir de contrôle. Contrairement à 1997 ou 2002, elles ont aujourd’hui un droit de regard sur les comptes publics présentés par Bercy et sur l’exécution du budget. Et peuvent tout savoir de l’« héritage ». Jusqu’à ces derniers jours, le socialiste Jérôme Cahuzac présidait celle de l’Assemblée nationale. Il sera difficile pour la nouvelle équipe d’ouvrir des yeux grands comme des soucoupes et de jouer les indignés. De toute façon, l’« héritage » est connu : il n’y a plus d’argent dans les caisses et les mauvaises surprises ont déjà été identifiées. L’enveloppe 2012 des contrats aidés a déjà été consommée aux deux tiers. Quelques contentieux avec Bruxelles ou la Cour de justice européenne vont coûter à la France quelques milliards supplémentaires. Le nouveau gouvernement pourra aussi ajuster les prévisions de croissance, mieux anticiper les recettes fiscales. Mais cela ne fera pas un « héritage » calamiteux.

Le véritable audit, Bruxelles l’a déjà fait… Il a été rendu public quelques jours après l’élection de François Hollande. Il aurait été exactement le même si Sarkozy avait gagné la présidentielle. Le verdict est cruel : la France ne respectera pas ses engagements. Paris avait annoncé que son déficit budgétaire ne dépasserait pas 3 % en 2013. Paroles, paroles… A « politique inchangée », les experts européens ne croient pas une seconde à ce scénario. Leurs calculs font froid dans le dos : l’an prochain, le déficit français atteindra en réalité 4,2 % ! La différence, ce n’est plus l’épaisseur du trait. Cela représente un trou de 24 milliards d’euros. Les eurocrates ne font pas dans la dentelle : en clair, s’il veut tenir les promesses de la France, François Hollande doit commencer par trouver une vingtaine de milliards d’euros en dix-huit mois. Il a deux solutions : des impôts nouveaux ou des réductions budgétaires. Joli programme pour commencer un quinquennat.

La solution est peut-être sur le bureau que vient de quitter Valérie Pécresse, au Budget, à Bercy. C’est un gros dossier, un rapport que vient de rendre l’inspection générale des Finances. Il y a quelques semaines, François Fillon avait passé commande aux inspecteurs des Finances de la liste des coupes budgétaires possibles et envisageables rapidement. Ils viennent de terminer leur inventaire. Celui-ci ne ferait pas dans la nuance. Budgets de l’assurance-maladie, des collectivités locales, réductions budgétaires douloureuses au sein de l’Etat… Tout y passe. Avant de quitter Bercy et Matignon, Valérie Pécresse et François Fillon ont décortiqué le document. Puis ils l’ont reposé sur le bureau. A la nouvelle équipe de jouer. Fini de rire…

Romain Gubert