Un souhait pour la campagne présidentielle qui s’ouvre…

Dans leur livre « Sarko m’a tuer », deux journalistes du Monde reviennent sur la tragédie vécue par quelques-unes des victimes du système Sarkozy. Depuis la parution, l’un des auteurs a révélé à la radio s’être vu proposer des documents de police dont l’effet attendu était de ruiner – avant le 15 mai – la réputation de DSK.

J’ai croisé Aurélie Filipetti cette semaine, héroïne involontaire de l’un des chapitres de ce livre. Elle a la peau dure, mais sous l’épiderme, demeurent les traces d’une vie privée violée. La presse est affligeante lorsqu’elle relaie sans discernement les manipulateurs de ces sinistres cabinets noirs dont l’unique objet est de salir les opposants, de démolir les concurrents, de sanctionner les dissidents, ou d’offrir des fusibles à un pouvoir cerné par les affaires.

Faire le choix d’une vie publique, n’implique pas de voir son intimité étalée au grand jour. Il peut arriver que la dérogation à cette règle stricte de séparation des sphères privées et publiques s’impose : infraction à la loi, mensonge, dissimulation. Les politiques qui exposent leur vie familiale pour en faire un argument promotionnel s’exposent naturellement aux révélations et au scandale. Mais les autres ?

Il y a des femmes et des hommes politiques qui ne demandent à être jugés que sur leurs idées, leurs actes, leurs réalisations. Il y a des femmes et des hommes publics qui conservent leur pudeur et ne confondent pas les plateaux des débats avec ceux du cinéma, qui veulent servir utilement leur pays sans se méprendre sur leur statut ; il est possible de passer sur le petit écran sans se prendre pour une star. Ceux-là méritent le respect.

La presse ne peut porter seule le chapeau. Nous sommes sans doute coupables nous aussi, lecteurs avides de ces révélations, qui réduisent les puissants, courbent les trop grands, rabaissent les arrogants. Encore faut-il rappeler que, en cette matière, c’est l’offre qui crée la demande.

Ce raisonnement doit-il nous conduire à rejeter toute intrusion dans la vie privée de celles et ceux qui nous dirigent ou aspirent à le faire ? Pas tout à fait. La campagne présidentielle démarre et les ouvrages vont se multiplier sur la multitude de candidats. Ils sont les bienvenus.

Ces enquêtes biographiques n’ont pas forcément pour objet de nourrir une curiosité malsaine, elles offrent aux citoyens la possibilité de comprendre une psychologie, elles permettent de cerner les motivations d’un candidat, de saisir son parcours, de discerner ses éventuelles faiblesses.

François Hollande fait ces jours-ci la Une du Nouvel Observateur après la publication de sa biographie par Serge Raffy qui en d’autres temps révéla le passé trotskyste de Lionel Jospin. L’exercice est utile. Il peut aussi être blessant. J’ai lu comme d’autres les « bonnes feuilles » de cet ouvrage renseigné, mais pas toujours précis ni exact. Comme souvent la promotion de ce livre passe par la mise en exergue de la vie privée. Comme si la vie politique ne suffisait plus en elle-même à attirer le public vers les rayons des libraires. En l’espèce, Valérie Trierweiler, est présentée comme une intime de l’ex couple Hollande-Royal. La jeune femme à la « beauté incendiaire », serait donc venue au cœur du cocon familial ravir le cœur de François Hollande. Ce qui est rapporté là est parfaitement erroné et j’imagine ce que l’intéressée a pu ressentir à la lecture de ces lignes qui la dépeignent en intrigante. Viendra le moment où d’autres décriront Valérie comme une ambitieuse, elle qui rejoignit François à une époque où il fallait être fou pour oser lui imaginer un avenir présidentiel.

Sans doute ce couple-là, parce qu’il a quelques bonnes chances d’être le prochain couple présidentiel sera-t-il désormais placé sous le microscope de la presse. Sans doute ces deux-là se préparent-ils déjà à affronter les regards indiscrets. Sans doute acceptent-ils ce qu’ils devinent inéluctable. Aux observateurs de ne pas broder au péril de franchir la ligne jaune ni défigurer une histoire « normale » d’amour.

Commentaires

Franck Payonne
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La chose vraiment véridique c’est la beauté de Valerie Trienweiler! je l’ avais croisé comme journaliste, au théâtre Edouard VII pendant les grand débats de la campagne de lionel Jospin! A l’ époque je ne pense même pas qu’ elle fréquentait François hollande où alors que comme journaliste politique et elle était discrete mais si belle que c’était difficile de ne pas la remarquer, elle a milles fois plus de carismes que carla!!!!! Je ne veux pas parler de ma vie mais mon amie qui fait le même métier qu ‘elle journaliste aussi TV à l’époque est son sosie en brune c’est aussi pour cette raison que je l’ avais remarquer cette journaliste Cette jeune femme Valérie est en plus brillante! mais pendant l’ atelier celui qui était le plus brillant de tous les dirigents PS et de loin, c’était françois hollande! François hollande pensait o combien justement que le premier tour n’ était pas donné et il avait raison! Il nous faisait travailler sur une accroche et des arguments pour que les gens votent au premier tour Jospin! je ne veux même pas parler de l’ argument béton de sa femme de l’ époque Ségolène qui disait que voter utile c’était voter PS, enfin une rigolade quoi! Il y avait par contre hollande et lui écoutait vraiment ce que nous disions! Il faut dire que le partère de gens de l’ atelier était composé d’ artistes, chercheurs, écrivains, sportifs, les journalistes aussi étaient là pour faire des articles, les séances étaient animées par Field.
Voilà ce que je pourrais dire mais Valérie Trienweiler est en premier une grande professionnel du journalisme politique et vraiment pas une arriviste, comme j’ ai dit qu’ elle était brillante et que le plus brillant du PS était Hollande il est normal que les gens brillant aillent ensemble!!!!Franck Payonne

Jean-Louis GAILLARD
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« … une époque où il fallait être fou pour oser lui imaginer un avenir présidentiel. » C’est pour moi l’occasion de rappeler que l’amour entre deux êtres est une folie, et un engagement, à rénover toute la vie, comme ces voiliers que nous admirons tous.
En politique, la vérité n’est pas de mise, et le navire du potentiel couple présidentiel, est encore dans son port d’attache, les vents mauvais ont peu de prise sur lui, mais la sortie de ce port est proche, la saison ne sera plus estivale, il va affronter les tempêtes. L’équipage devra être efficace, et son capitaine solide sur ses jambes et dans sa tête.

Joseph Yakete
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Je souhaite une bonne chance à notre futur couple Présidentiel! Que les mauvaises langues s’abstiennent de porter des critiques stériles sur notre future Première dame. Je retiens quelque chose d’important dont Olivier a fait part, ce couple s’est formé à un moment où François Hollande n’avait pas d’ambition présidentielle. Alors de grâce, laissons notre Première dame vivre son destin!
Amitiés à tous.

Sandra
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Que Hollande subisse des critiques de ce type il faut s’y attendre mai c’est du menu fretin.. Et les hommes politiques jouent suffisamment avec les médias pour ne pas s’en offusquer . Mais par contre quand on a à subir des attaques du type le coréen national ça c’est intolérable et si on peut avoir un souhait pour la campagne présidentielle c’est qu’on assiste pas à ce type de dérapage

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