l’hyper dilemme

Demain le président de l’Assemblée devra se prononcer en dernier ressort sur la recevabilité de la commission d’enquête demandée par les députés socialistes sur les sondages de l’Elysée.

Depuis le 23 juillet 2009, date du dépôt de la résolution tendant à la création de cette commission, le Chef de l’Etat au travers de l’intervention de la Garde des Sceaux et de ses relais à l’Assemblée nationale a tout tenté pour retarder, dissuader, empêcher le débat en séance publique.

Cet acharnement est d’autant plus étonnant qu’il contredit le discours du 12 juillet 2007. A l’époque le Chef de l’Etat appelait à l’avènement d’une « démocratie irréprochable » passant par une « transparence » totale du budget de l’Elysée et de la présidence de la République.

La course d’obstacles procéduraux est elle d’autant plus incompréhensible, que le droit de l’opposition à disposer d’une commission d’enquête par an était présenté comme la principale innovation de la réforme constitutionnelle de juillet 2008.

La décision que prendra le président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer jeudi 26 novembre, est une décision particulièrement importante :
–    Elle créera une jurisprudence qui conditionnera la crédibilité du « statut de l’opposition ». Sa décision sera lue à l’aune de ses propres déclarations. Comme il l’a lui même rappelé, le nouveau règlement de l’Assemblée offre un droit « quasi-automatique » sauf « opposition des trois cinquièmes de l’assemblée ».
–    Elle permettra de vérifier la nature du nouvel équilibre des pouvoirs né au lendemain d’une réforme constitutionnelle qui devait faciliter l’émergence d’un « hyper parlement » face à un « hyper-président ».

Que le Président de l’Assemblée valide la recevabilité de la résolution, et l’Assemblée toute entière en sortira renforcée.

Que le président Accoyer cède au contraire aux pressions exercées sur lui et nous vivrons alors un étrange paradoxe : alors que la presse nous accable de nouvelles révélations chaque semaine, seule la représentation nationale serait interdite d’enquêter sur des manipulations contraires à l’esprit démocratique, fondement de notre identité nationale.

Commentaires

Manuela delahaye
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Nous commmençons sérieusement à craindre pour l’avenir de la démocratie et naturellement pour la République

Pauline Gobert
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Comment dire que je crains l’avenir de la démocratie ?! Comment dire que je déteste cette politique ?! Mais pourquoi cela arrive-t-il ? Pourquoi aujourd’hui ? Quand cela va-t-il s’arrêter ?

Matthieu
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Il serait temps que quelqu’un à l’ump tienne tête aux caprices du président de la république.Il faut arrêter sarko, il n’est pas le seul à deovir monopoliser le pouvoir il ne peut pas traiter l’assemblée comme il le fait un fast service pour valider ces idées à lui..Il faut epsérer qu’Accoyer est encore là pour défendre ce qui fait notre démocratie, ne pas céder sur cette commission d’enquête serait enfin un bon signe;. Il serait temps que sarko se rende compte qu’il n’a toujours pas enfilé le costume de président.. Il n’y a qu’à la voir parler des gens en banlieux qui ont des belles caisses à Hortefeus….(il ne dit d’ailleurs pas ça des belles caisses de Neuillyà) Ce n’est pas le role d’un président de la république c’est là sa faille il ne fait toujours pas président..

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