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Atlantico : l’entretien politique

Olivier Faure : « Lorsque certains versent à Noël des larmes de crocodiles pour les chrétiens d’Orient et en septembre refusent que nous prenions notre part à leur accueil, j’ai la nausée », interview donnée le 30 août à Atlantico

A quelques heures de la clôture de l’université d’été du Parti socialiste à la Rochelle, le porte-parole du PS et député de Seine-et-Marne Olivier Faure assure que ces évènements sont propices à la moindre polémique, mais que malgré les apparences le PS continue d’avancer sans se renier.

Atlantico : Cette année encore les universités d’été du parti socialiste ont été mouvementées…

Olivier Faure : Le propre des rentrées politiques ultra médiatisées c’est d’être le réceptacle de la moindre polémique. Le cru 2015 aura été très calme en comparaison de la cuvée 2014…

Les déclarations d’Emmanuel Macron sur les 35h et le code du travail ont choqué les militants. De son coté, Jean-Marie Le Guen, défendant le ministre de l’Économie, a comparé les universités d’été de La Rochelle à un tribunal populaire. Y-a-t-il une fracture entre le gouvernement et la base des militants ?

Emmanuel Macron a ouvert une controverse inutile. Aujourd’hui toutes les entreprises peuvent faire travailler leurs salariés au delà de 35 heures. La condition c’est le paiement d’heures supplémentaires majorées.

Seule la droite défend l’idée de modifier la durée légale du travail. Le Premier Ministre lui même a rappelé que ce n’était pas notre projet. Je ne vois donc pas ce qui pourrait donner corps à l’idée qu’il y a une fracture entre la base des militants et le gouvernement.

A La Rochelle, Emmanuel Macron a donc été recadré par Manuel Valls qui a expliqué : « Quand on gouverne, chaque mot, chaque attitude, chaque phrase, chaque acte sont importants », mais est-ce que cela suffit ? Depuis son arrivée à Bercy, Emmanuel Macon n’a cessé de multiplier les déclarations choquantes pour les électeurs socialistes. A-t-il encore sa place au gouvernement ?

Aux mots de Manuel Valls je rajouterais volontiers que quand on fait de la politique on appartient à un collectif, que lorsqu’on gouverne on le fait au nom de millions de citoyens, de militants, d’élus qui ont placé leur confiance en vous pour agir en leur nom, ce qui suppose de ne pas être dans le registre du bavardage. Voilà pour les 35 heures.

Mais je ne voudrais pas que ce rappel altère ce que je pense de notre ministre de l’économie. Il est brillant, inventif, rapide. Il a toutes les qualités pour réussir à la condition de ne pas se laisser enfermer dans une caricature. La modernité, l’efficacité ne sont pas à rechercher dans une transgression libérale, mais dans la réinterprétation de nos propres valeurs.

François Hollande et Manuel Valls ne risquent-ils pas, en le gardant, de se mettre définitivement à dos tout une partie de l’électorat de gauche traditionnel ?

Il est l’un des ministres les plus populaires, y compris à gauche.

De nombreux participants et intervenants des universités d’été ont réclamé une parole forte pour défendre les réfugiés syriens et irakiens de la part de François Hollande ou de Manuel Valls. Pour quelle raison, selon vous, le chef de l’État et le chef du gouvernement gardent-ils le silence sur cette question ?

Mais ils ne sont pas demeurés silencieux sur le sujet. Et mieux encore, ils travaillent notamment avec Bernard Cazeneuve à réformer le droit d’asile qui est un droit inaliénable, ou à trouver des solutions européennes pour l’accueil des migrants.

Ils conduisent avec Jean-Yves Le Drian la riposte militaire contre Daesch, car seule la victoire contre les barbares du califat auto-proclamé, puis l’aide à la reconstruction de la région permettront de sédentariser les populations qui fuient aujourd’hui.

Cette question des flux migratoires est centrale, le parti socialiste souhaite l’organisation d’une conférence internationale sur les migrants pour que la question puisse être traitée dans son ampleur et sa complexité.

Nous avons un devoir de solidarité humaine que nous partageons avec l’ensemble des Européens. L’intrumentalisation politique de cette question est odieuse.

Lorsque je vois les mêmes personnalités verser à Noël des larmes de crocodiles pour les chrétiens d’Orient et en septembre refuser que nous prenions notre part à leur accueil, j’ai la nausée.

Les femmes et les hommes qui abandonnent leur maison, leurs biens, leurs amis, leur village, paient des passeurs avec ce qui leur reste d’argent, embarquent avec leurs enfants sur des rafiots surchargés au péril de leur vie, ne le font ni par plaisir ni dans la perspective de bénéficier de l’aide médicale d’Etat !

Le gouvernement semble abandonner les vieux piliers de la gauche (immigration, ascenseur social, lutte contre la pauvreté, défense du code du travail…) au profit de nouveaux totems. Assiste-t-on a une profonde mutation du PS ?

Sans ignorer la mutation en cours, il n’y a pas de nouveaux totems. La gauche porte toujours la même aspiration à « la République jusqu’au bout » pour reprendre la définition du socialisme de Jaurès.

La priorité donnée par exemple à l’éducation avec les rythmes scolaires, le principe du « plus de maitres que de classes », la refonte de l’éducation prioritaire, le recrutement massif d’enseignants, la formation des maitres, la réforme des collèges, est-ce que ce n’est pas une excellente manière de remettre en marche l’ascenseur social ?

Alors il y a des sujets plus ambivalents par ce qu’ils empruntent un vocabulaire commun avec celui des libéraux, ainsi en est-il de la simplification du code du travail. Mais là où la droite masque derrière l’exercice de simplification sa volonté de revenir sur les droits acquis par les salariés, nous voulons comme l’a récemment montré Robert Badinter dans un essai percutant, simplifier à droit constant. Rendre la loi plus lisible, c’est rendre les droits et les devoirs plus accessibles aux salariés comme à leurs employeurs.

Dans ces conditions là, François Hollande peut-il rassembler la gauche en 2017 ou vise-t-il un nouvel électorat ?

Nous sommes en 2015. Nous sommes encore dans le temps de l’action, pas dans celui de l’élection. La mise en place de politiques et l’émergence de résultats exigent du temps. L’opposition avait déjà tiré un bilan négatif du CICE et du pacte de responsabilité avant même qu’ils n’entrent en application… Et la presse s’intéresse à 2017 depuis…2012.

A l’heure du bilan les Français seuls jugeront.

Lien vers l’article publié le 30 août :http://www.atlantico.fr/decryptage/olivier-faure-lorsque-certains-versent-noel-larmes-crocodiles-pour-chretiens-orient-et-en-septembre-refusent-que-prenions-notre-2304150.html#tKJHG5Or0pBPSmXW.99

Interview à MYTF1 News

Interviewé par MYTF1 News, Olivier Faure revient sur les réponses à donner à la menace terroriste et sur le climat au sein du PS à la veille de l’université d’été de La Rochelle. Il lance aux écologistes un appel à l’unité.

Par Renaud Pila

MYTF1News – L’université d’été de la Rochelle débute demain mais l’actualité est focalisée sur le terrorisme. François Hollande affirme que le pays doit se préparer à d’autres assauts. Le terrorisme semble bouleverser l’agenda politique, une nouvelle ère s’ouvre-t-elle ?

Olivier Faure : Depuis l’affaire Merah et plus encore depuis l’attentat de Charlie, chacun a bien compris que nous sommes entrés dans une phase où Daesh cherche à globaliser le conflit et provoquer une guerre des civilisations. Avec les armes du pauvre, ils cherchent à terroriser les populations et à cliver l’opinion entre le monde arabo musulman et le monde occidental.

La menace terroriste pèse sur tout le continent européen. La réponse doit être traitée à ce niveau pour être totalement pertinente. Un sommet de l’UE qui remette à plat les procédures de coopération entre États membres est nécessaire sur le plan symbolique comme opérationnel. L’UE doit faire front commun contre la barbarie. Dans le même temps l’UE doit défendre sa propre identité, c’est-à-dire un art de vivre, de faire coexister des femmes et des hommes dont les origines, les cultures, les croyances peuvent être différentes mais qui ont fait le choix de vivre ensemble en se respectant et en acceptant que la seule règle qui s’impose à tous soit celle du suffrage universel. C’est de ces moments dramatiques que peut aussi naître une conscience collective et permettre de nouvelles évolutions vers une nécessaire Europe politique.

MYTF1News – Où placer le curseur entre la mise en garde et des propos trop anxiogènes ?

D’une manière générale, je trouve que la société française et le monde politique réagissent plutôt de manière satisfaisante. La population garde son calme et sa sérénité et refuse toute forme d’emballement. Les Français ont bien compris qu’il ne faut pas céder à la peur absolue même si le risque est là. On n’observe pas de désaffection dans les grands magasins, le tourisme continue, on continue à prendre le train et les transports en commun.

Quant au président, il appelle un chat un chat, et un barbare un barbare. Il emploie des mots qui frappent car il entend bien dénoncer ce qui doit l’être. Le président dit ce que tout le monde pense. Nous serons confrontés dans les mois et les années qui viennent à d’autres actes terroristes. L’appel à la vigilance collective est un appel citoyen.

MYTF1News – Tout autre sujet.. La Rochelle s’ouvre vendredi. La paix est-elle revenue au PS ?

La paix est toujours quelque chose de fragile, y compris au PS. Le climat est plus apaisé car le Congrès a eu lieu, les rapports de force sont désormais connus et il y a une majorité stable. Nous sommes exigeants vis-à-vis du gouvernement mais notre vocation est de ne pas être des opposants au gouvernement. Ni godillots, ni adversaires, Il faut trouver cette place. C’est l’objet du séminaire que nous aurons demain avec le Premier ministre à La Rochelle.

MYTF1News- Manuel Valls semble refuser la demande formulée en juillet par le PS de réorienter le pacte de compétitivité vers les ménages. Entre Matignon et le PS, qui va gagner ?

Nous sommes sur la même ligne. Nous voulons tous maintenir les aides aux entreprises pour qu’elles retrouvent une santé parfois perdue. Mais nous posons la question du recentrage des aides aux entreprises qui sont soumises à des efforts de compétitivité pour faire face à la concurrence internationale. Il faut faire en sorte que les entreprises puissent aussi trouver un débouché commercial et donc il faut soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Mais si j’ai bien entendu le président, il envisage une baisse des impôts en 2016 pour les ménages.

MYTF1News – La tribune de Manuel Vall n’est donc pas une fin de non-recevoir ?

Il y a eu un texte au PS, il y a maintenant un texte de Manuel Valls. Ce sont les deux manières d’entrer dans le débat. Un dialogue s’ouvre avec chacun sa position de départ. Après, chacun doit accepter d’entendre le discours de l’autre pour avancer.

MYTF1News – La montée en puissance d’Emmanuel Macron gêne-t-elle les socialistes ?

Je ne crois pas que le fait qu’un ministre ait des idées pose un problème à qui que ce soit. La question est de savoir s’il est prêt à en discuter avec les uns et les autres. Tout ne doit pas se passer dans les seuls bureaux de Bercy, il faut un dialogue sincère avec la majorité. Si le dialogue existe, il n’y a aucune raison d’avoir peur des idées d’Emmanuel Macron.

MYTF1News – Un sondage Ifop donne le PS absent du 2nd tour en 2017. La droite vous fait-elle peur ?

Chacun sait bien que les sondages d’aujourd’hui mesurent une exaspération devant l’absence de résultats suffisamment tangibles. Lors du quinquennat précédent, il faut se rappeler que les sondages deux avant donnaient Nicolas Sarkozy à 40%, or il a fini beaucoup plus haut. Depuis 1974, tous les sondages qui donnent un vainqueur un an avant désignent en réalité le vaincu. Au fond d’eux-mêmes, les Français savent que nous avons hérité d’une situation difficile. D’ailleurs, je ne suis pas sûr qu’ils fassent plus confiance à l’opposition d’aujourd’hui. Il y a malheureusement une forme de défiance envers l’ensemble du monde politique.

MYTF1News – Jean-Chrisophe Cambadélis et Emmanuelle Cosse seront côte à côte vendredi à La Rochelle. Quel message envoyez-vous aux écologistes ?

C’est un fort symbole, la volonté pour ces deux formations de vivre ensemble dans la majorité. Il faut voir dans cette volonté réciproque un signe pour les temps qui viennent. Je pense que les écologistes ont bien compris qu’il n’y avait pas d’avenir pour eux avec Jean-Luc Mélenchon et ceux qui sont désormais à la gauche de Tsipras. Nous sommes confrontés à une gauche de la gauche qui a une vocation ultra-minoritaire. Pour diriger le pays, il faut rassembler sur une base qui soit majoritaire. Cela demande une capacité à faire des compromis et à passer des accords utiles.

Pour les régionales par exemple, il y a une menace évidente dans la région Paca et la région Nord-Picardie. L’accord entre le PS et EELV est indispensable. Cela suppose de la responsabilité commune. A quoi cela sert de compter ses électeurs là où le FN peut l’emporter ?

Lien vers l’article publié le 26 août http://lci.tf1.fr/politique/menace-terroriste-francois-hollande-dit-ce-que-tout-le-monde-8648793.html?xtmc=olivier%20faure%20&xtcr=1

Interview aux Echos

Olivier Faure : « Il faut redonner confiance aux Français et leur permettre de consommer davantage »

Avant le séminaire ministériel qui se tient ce vendredi, à l’Elysée, pour plancher sur les dossiers de la rentrée, Olivier Faure s’exprime dans « Les Echos ». Le député de Seine-et-Marne, porte-parole du PS et vice-président du groupe socialiste à l’Assemblée, appelle à son tour à de nouvelles baisses d’impôt en 2016. Et plaide pour la baisse de la TVA dans les transports publics.

L’agenda de la rentrée est très flou. N’est-ce pas la fin des réformes, du moins des réformes d’ampleur ?

Personne ne peut considérer que nous restons l’arme au pied. On a encore devant nous de grandes réformes : la loi sur le numérique portée par Axelle Lemaire, la loi Macron 2, les suites à donner aux réflexions de Robert Badinter sur le Code du travail, qui permettent à droit constant de simplifier sans détricoter la protection des salariés. Mais les réformes c’est aussi la mise en œuvre effective des projets déjà adoptés. Je pense notamment à la refondation de l’école qui va se déployer dès la rentrée 2015 et jusqu’en 2016. On reproche régulièrement au monde politique de réaliser des réformes de papier, sans s’occuper des textes d’application. Il faut évaluer, approfondir ce qui a déjà été adopté et éventuellement peaufiner ce qui peut l’être encore, y compris sur le plan budgétaire. C’est l’objet du rapport de Jean-Marc Germain adopté cette semaine par le PS qui est une base de dialogue avec le gouvernement.

Après le vote de ce rapport, comprenez-vous ­les inquiétudes du patronat sur un éventuel changement de ligne ?

Comme souvent avec le Medef, ce sont des hurlements préventifs. Le Medef serait mieux inspiré en se mobilisant pour tenir ses engagements en matière d’emploi, pris lors de la signature du pacte de responsabilité. Il n’y a aucun changement de ligne. Il y a au contraire une grande cohérence par rapport à ce qui s’est fait depuis le début, c’est-à-dire la volonté de redresser notre économie et de créer de l’emploi. Lorsque le PS suggère de mieux cibler les bénéficiaires du Cice, il répond aux préoccupations du patronat lui-même. Il y a des entreprises qui ont tiré beaucoup du Cice alors qu’elles n’étaient pas le cœur de cible du législateur, et inversement. Un meilleur ciblage sur les entreprises industrielles c’est aider prioritairement les entreprises exposées à la concurrence internationale et soumises à la tentation des délocalisations. Lorsque nous proposons de stimuler l’investissement des collectivités locales, c’est aussi le moyen de donner des marchés aux entreprises qui ont reconstitué leur trésorerie, restauré leurs marges mais ont des carnets de commandes réduits, notamment dans le BTP.

Prônez-vous dès 2016 de nouvelles baisses d’impôts ?

A la rentrée, les impôts vont déjà baisser pour 9 millions de ménages. Tous les entrepreneurs que je rencontre me disent que l’emploi est tout autant lié aux baisses de cotisations qu’à leur carnet de commandes. Elles ont besoin de trouver des débouchés commerciaux, ce qui suppose qu’elles rencontrent un marché. Pour que ce marché soit dopé, il faut redonner ­confiance aux Français et leur permettre de consommer davantage. Il y a complémentarité entre baisse des impôts pour les ménages et politique de reconstitution de l’offre productive menée depuis trois ans : après avoir donné de l’oxygène aux entreprises, il s’agit de leur donner des débouchés, en veillant à la stabilité fiscale. Sur le plan fiscal, et pour redonner du pouvoir d’achat, il y a d’autres voies comme la baisse de la TVA dans les transports publics. En Ile-de-France, le pass Navigo passe à 70 euros en septembre, soit plus de 40 euros d’éco­nomies par mois pour les habitants de la grande couronne. Cette baisse de la TVA, ce serait aussi le moyen de redonner de l’air pour le finan­cement de transports publics de qualité.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021238190941-olivier-faure-il-faut-redonner-confiance-au-francais-et-leur-permettre-de-consommer-davantage-1141082.php?SsrbS57SHZlhvBXo.99